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MERCI DE PRENDRE EN PRIORITÉ LES RÔLES MASCULINS

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 FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.

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Maestro di Bachert

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MessageSujet: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Jeu 3 Mar - 12:03




“ Bonnie & Clyde „
1910-1934, Texas (Amérique du Nord.)

« public enemies number one of the Southwest. » Avis de recherche.

LA LÉGENDE.
Clyde Barrow, un jeune repris de justice de 23 ans, croise dans la rue une rouquine flamboyante, Bonnie Parker, serveuse dans un restaurant. Les jeunes gens ont un goût commun pour les armes et les voitures rapides, partagent un mépris pour l’ordre et la société. C’est le coup de foudre. Le duo prit la tête d'un petit groupe de criminels dont faisaient partie Buck, le frère de Clyde, et son épouse Blanche. Pendant une descente de police dans l'Iowa en 1933, Buck fut touché à mort et son épouse arrêtée. Bonnie et Clyde s’enfuirent et tuèrent deux jeunes policiers et un autre représentant des forces de l'ordre dans l'Oklahoma. Le meurtre des deux jeunes policiers précipita la décision de capturer le couple de truands morts ou vifs. Un groupe de cinq officiers de la police du Texas et de Louisiane fédérés par Frank Hamer furent informés que Clyde s'apprêtait à braquer une banque près d'Arcadia en Louisiane. Ils décidèrent de tendre une embuscade sur l'itinéraire menant à la ville. Dès que Clyde fut identifié, les agents ouvrirent le feu sur la voiture qui dérapa sur le bas-côté. Clyde mourut sur le coup d'une rafale en pleine tête. Bonnie ne fut pas tuée immédiatement. Le silence revenu, les policiers s'approchèrent de l'épave du véhicule pour constater la mort de Bonnie et de Clyde et y trouvèrent un arsenal d'armes volées et des munitions. Les deux amants furent enterrés séparément contrairement à leurs vœux. Fin en beauté d’une histoire d’amour bercée de violence et de meurtres. Séparé dans la mort, les deux amants cherchent à tout prix à se retrouver décennie après décennie mais a chaque fois, l’issue est tragique. Amour, sexe, adrénaline, coup de feu, danger, argent et fuite, étrange mélange d’amour et de cruauté qui aujourd’hui encore fascine et attire.




LA VÉRITABLE HISTOIRE.
De leurs vrais noms Bonnie Parker (1910-1934) et Clyde Barrow (1909-1934), sont des criminels américains qui sévirent durant la période de la Grande Dépression aux Etats-Unis (années 1930). Tous les deux sont nés au Texas. Dangereux et ayant un goût certain pour la violence, ils ont terrorisés le Sud Ouest des Etats Unis entre 1931 et 1935. Leurs exploits et leur charisme les ont rendus célèbres, et leur mort fut à l’aune de leur légende. Le frère aîné de Clyde, Buck Barrow et sa femme Blanche, âgée de 17 ans, se joignent à la bande. Ils commettent une dizaine de hold-up meurtriers. A Dexter (Iowa), ils campent dans un bois et une milice locale les encercle en progressant à l’abri des arbres. Buck tombe sous les balles et Blanche est capturée. Bonnie & Clyde s’enfuient. Les deux amants s’étaient spécialisés dans l'attaque à main armée et la course poursuite en voiture ainsi que les fusillades. On estime qu'ils ont tué douze personnes, la plus part étant des représentants de la loi. Le nombre exact n’est pas connu. Ils mirent le Sud des Etats-Unis à feu et à sang jusqu’à ce que le père le Clyde accepte de tendre un piège à son fils, à la frontière de la Louisiane et du Texas. Une embuscade qui sera fatale près d'Arcadia en Louisiane, le 23 mai 1934. Six policiers virent apparaître sur la route la V8, volée par le couple, et recherchée par toutes les polices. Presque sans sommation, ils tirèrent sur l’automobile de luxe. La voiture, pare-brise fracassé, continua sur sa lancée durant quelques mètres avant de se retourner dans le fossé. Bonnie et Clyde furent tués sur le coup. Durant l’examen de la voiture, les policiers retrouvèrent 15 fausses plaques d’immatriculation, 12 revolvers, 3 carabines, un fusil de chasse et 2000 cartouches. On ne connait pas précisément le nombre de victime des deux amants, pourtant lors de la fouille de la voiture on découvrit que Clyde avait sur les genoux un fusil de chasse dont la crosse était gravée de sept encoches et Bonnie un pistolet avec trois encoches, macabre trace du nombre de leurs victimes ? Bonnie et Clyde furent enterrés dans deux cimetières distincts à Dallas au Texas. À l’époque les gens qui commettent des vols de banque exercent une certaine fascination sur le peuple. Les Américains ne les perçoivent pas comme dangereux à cause de l'amour qui les unit : ce qui compte le plus pour Clyde c’est Bonnie et réciproquement. Clyde prend d'ailleurs un grand risque lorsque, à la suite d'un accident de voiture dans lequel Bonnie a été gravement blessée, il prend même le risque de consulter un médecin pour être certain qu'elle sera bien soignée. De plus, le couple d'amoureux emmène toujours un appareil photo. Ils aimaient prendre des photos d'eux en train de s'embrasser, tendrement enlacés …. Ils sont d’ailleurs aussi connus pour leurs méfaits que pour leur romantisme.

ET DANS LE TEMPS...
□ 1933, Dallas, Etats Unis : Clyde Barrow & Bonnie Parker
□ 1960, Rome, Italie : Cristina & Bichente Carozo
□ 1982, Marseille, France : Béatrice & Christopher Martin
□ Aujourd'hui, Vérone, Italie : Lia Di Filadelfi & Andrea Maestriani


POST-IT.
CLYDE: TAKEN- FREE - RESERVED [ lien de la fiche ]
BONNIE: TAKEN- FREE - RESERVED [ lien de la fiche ]
ÂGE DES ÂMES: 80 ANS
ÂMES LIÉES:
BUCKE BARROW (frère de clyde - âme faste) [libre d'invention]
BLANCHE BARROW (belle-soeur de clyde - âme faste) [libre d'invention]
FRANCK HAMER (texas ranger responsable de leur mort - âme néfaste) [libre d'invention].






by Pow
Merci de respecter son travail.
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Lia Di Filadelfi

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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Jeu 22 Sep - 20:42

Bonjour/soir/nuit,

je me lance à candidater pour le rôle de Bonnie !
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Rachele d'Aquino
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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Ven 23 Sep - 6:42

Nous allons donc te demander un petit test de RP avant de t'autoriser à commencer ta fiche.

Citation :
1960, Rome, Italie : Cristina & Bichente Carozo

En un minimum de 30 lignes, pourrais-tu nous décrire la vie et la mort d'un des deux bacherts. L'année 1960 est l'année de séparation, donc l'année de mort de l'un des deux. Ça peut être Cristina ou Bichente. Tu peux bien sûr décrire la rencontre aussi, si tu le souhaites, ou simplement cette énième "séparation" si tu juges qu'il y a suffisamment à dire dessus. Tu peux t'inspirer du contexte de l'époque, puisque, en général, le contexte géopolitique y est pour beaucoup dans la mort du premier Bachert.

Bon courage et bonne chance.


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Lia Di Filadelfi

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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Sam 24 Sep - 22:59

Les cloches retentissantes de l’église du quartier sonnèrent quinze heures. A quelques mètres en contrebas, la ville s’activait depuis très tôt dans la matinée. Pourtant, dans une minuscule chambre d’un vieux motel délabré, le silence régnait en maître. Un rai de lumière défiant l’obscurité existante filtra à travers le rideau de toile usé et vint éclairer le visage encore endormi de l’homme allongé à ses côtés. Cristina sourit amoureusement en voyant son homme tenter de lutter contre la lumière qui titillait ses paupières et vint se blottir contre son corps couvert d’une fine pellicule de sueur. La chaleur étouffante de cette journée d’été était insoutenable, mais elle s’en fichait. Elle pouvait bien mourir dans cette étuve si on lui laissait son Bichente. Il grogna à son contact, mais referma ses bras autour d’elle. Enfouissant son visage dans son cou, elle le couvrit de baisers jusqu’à ce qu’il se mette à ronronner et lui mordilla affectueusement le lobe de l’oreille.

Réveille-toi... Lui murmura-t-elle. Il est tard, il faut bouger...

Un dernier grognement endormi pour la forme, et il concéda enfin à ouvrir les yeux. Il plongea ses grands yeux clairs dans les siens et un long frisson parcourut lentement l’échine de Cristina, comme à chaque fois que leurs regards se croisaient. Elle était amoureuse de cet homme, comme jamais personne n’avait été amoureux auparavant. Ils ne se connaissaient pourtant pas depuis longtemps, une dizaine de mois à peine, mais elle avait l’impression de le connaître depuis une éternité. La première fois qu’elle l’avait vu, c’était en rêve, son visage flottant au milieu du néant, lui souriant comme il savait si bien le faire. C’était comme si son inconscient l’avait dirigée vers lui. Et quand elle l’avait rencontré, instinctivement, elle avait su. Qu’il était spécial. Elle avait été irrémédiablement attirée par lui, par son charisme, son regard, tout. Elle n’aurait su expliquer pourquoi ni comment, mais chaque fibre de son être était reliée à Bichente, elle le sentait. Elle était totalement dépendante de lui. Bien sûr, au début, elle n’avait pas percuté ; elle n’avait pas réalisé qu’il était, au sens propre comme au figuré, l’homme de ses rêves. Mais elle avait senti qu’il était important, car c’était la première fois que quelqu’un lui faisait cet effet-là.
Après ça, tout s’était enchainé très vite. Une fois qu’ils s’étaient trouvés, ils s’étaient accrochés de toutes leurs forces l’un à l’autre pour ne plus jamais se lâcher. Ils avaient tout pour être heureux, puisqu’ils s’avaient l’un l’autre. Pourtant, un léger détail venait obscurcir leur tableau de passion et d’amour. Un détail qui n’avait en réalité rien de léger. Un détail considérable.

Ce détail s’appelait Toni. Mais pour comprendre comment cela allait gâcher leurs vies, du moins jusqu’aux prochaines, il fallait remonter quelques jours en arrière et expliquer un minimum dans quel contexte leurs âmes s’étaient réincarnées. L’Italie de la fin des années cinquante avait vu se développer de manière exponentielle un phénomène impossible à enrayer bien connu sous le nom de Ndrangheta, à savoir, la mafia des mafias... Spécialisée dans le trafic d’armes et de stupéfiants, de cocaïne en particulier, elle était implantée dans tout le pays et Rome n’avait pas fait exception à la règle. Les quartiers les plus socialement exclus de la capitale avaient connu un phénomène de ghettoïsation et les mafieux avaient profité de cette aubaine pour y implanter leur petite entreprise. Les chefs de gang des quartiers étaient alors devenus les sous-fifres d’une organisation hyperpuissante qui les surpassait tous. Toni Capella était l’un d’eux. Et Bichente était l’une des nombreuses petites mains qui travaillaient sous ses ordres. Quand elle s’était mise avec lui, Cristina avait complètement accepté son «job», qu’il ne lui avait jamais caché d’ailleurs. C’était le moins qu’on puisse dire, étant donné que c’était lui qui la fournissait. Mais il avait commis une erreur. Une erreur qui leur avait été fatale. Bichente avait beau travailler pour l’un des plus importants cartels de drogue du pays, il n’en restait pas moins un adolescent sur le tard, rebelle à toute forme d’autorité ou de hiérarchie. Il s’était aperçu qu’en subtilisant une infime partie de la coke qu’il était chargé de transporter, il pouvait se faire le double de ce qu’il gagnait, via son propre petit commerce. Il en prenait si peu à chaque fois, qu’il était quasiment impossible que cela se remarque. Pourtant, ç’avait été le cas. Et autant vous dire que Toni n’avait pas du tout apprécié qu’un de ses subalternes se paie sa tête. Dans ce monde-ci, la trahison était punie de mort.

Il avait donc fallu fuir. Cristina n’avait pas hésité une seconde avant de suivre son bien-aimé. Elle l’aurait suivi en Enfer s’il le lui avait demandé. Mais le peu d’argent qui leur restait ne leur permettrait pas d’aller bien loin. Raison pour laquelle ils étaient toujours en ville. Il leur fallait écumer le reste de la drogue que Bichente avait dérobé pour s’assurer de quoi survivre, le tout sans se faire repérer. Heureusement pour eux, cet été, Rome accueillait ses premiers Jeux Olympiques, ce qui signifiait qu’une masse significative de touristes supplémentaires se baladait dans les rues. Avec un peu de chance, certains chercheraient à se fournir rapidement et ils pourraient quitter la ville avant la tombée de la nuit. Il était donc temps de quitter le confort sécurisant du motel pour se jeter dans la jungle.

Cristina était assise sur le rebord de la fenêtre, une cigarette entre ses doigts, en attendant que Bichente finisse de s’habiller, les yeux plongés dans le vague de la rue en contrebas. Un couple d’adolescents se disputait sur le trottoir d’en face ; un oiseau se posait sur un lampadaire ; une Fiat 500 blanche se garait juste devant l’entrée du motel. Elle fronça les sourcils et se mordit la lèvre, tic qui la prenait quand elle stressait. Elle connaissait ce modèle de voiture. Cette exacte voiture. Son angoisse se confirma quand elle reconnut Toni, accompagné de deux sbires, sortir de l’automobile et rentrer dans l’établissement.

Merde ! On s’est fait repérer !
On dégage !

Il balança le sac qui contenait leurs maigres affaires par la fenêtre avant de sauter pour atterrir, dans un fracas métallique, sur un palier de l’escalier de secours. Cristina enjamba la fenêtre, jeta un dernier coup d’oeil à l’intérieur de la chambre alors que la porte s’ouvrait sur un Toni Capella rouge de fureur, et se laissa tomber dans les bras tendus de Bichente. Maintenant, il n’y avait qu’une solution pour survivre. Courir. Bichente avait pris la direction des opérations, décidant dans quelle rue tourner, quand s’arrêter pour vérifier s’ils étaient toujours suivis. Elle se contentait de courir aussi vite qu’elle le pouvait, sa main refusant de lâcher celle de son compagnon.
Après une heure à courir dans tout Rome pour essayer d’échapper à leurs assaillants, il leur sembla qu’ils avaient réussi à les semer. Ils décidèrent de s’assoir pour reprendre des forces et se ressaisir. C’est une Cristina épuisée et trempée de sueur qui se laissa tomber tout contre son homme, sur le rebord d’un trottoir bondé de monde. Ils étaient en effet à quelques dizaines de mètres du stade olympique, dans lequel se disputaient ce jour-là des épreuves d’athlétisme pour les Jeux. Elle posa sa tête contre son épaule, les yeux fermés pour ne pas se laisser éblouir par la lumière vivace du soleil.

Il faut qu’on se tire... Aujourd’hui, maintenant... Cracha-t-elle entre deux efforts désespérés pour reprendre sa respiration.
On peut pas, on n’a pas de fric... Il faut qu’on vende la coke d’abord.
On vendra que dalle si on est morts Bichente ! On n’a qu’à voler une bagnole. On la vendra ailleurs, ta putain de coke !
OK... OK bébé, on va faire ça. Calme-toi...

Il prit son visage entre ses mains et la força à le regarder. Instantanément, elle retrouva son sang-froid et se laissa embrasser. Il savait maîtriser ses sautes d’humeur à la perfection. Oui, il fallait qu’elle se calme. Tout allait bien. Tant qu’elle avait son homme auprès d’elle, tout allait bien. Elle passa une main sur la joue qu’il n’avait pas eu le temps de raser. Que ferait-elle sans lui ? Elle se refusait à imaginer ne serait-ce qu’une seconde cette éventualité. Cela ne pouvait arriver. Et pourtant...
La chaleur, insoutenable, ralentissant leurs moindres mouvements, ils se relevèrent tranquillement, pour aller... ils ne savaient pas trop où. Il leur fallait un moyen de transport, c’était la priorité. Il y avait bien un parc de stationnement pas très loin, pour ceux qui allaient assister aux compétitions sportives. La place était pleine de monde, cela jouerait en leur avantage. Personne ne remarquerait deux jeunes gens trainant près d’une voiture, il y en avait partout. Ils commencèrent à traverser la rue quand une voiture s’arrêta, pour les laisser passer. Ou du moins c’était ce qu’ils pensaient. Jusqu’à ce qu’ils tournent la tête pour regarder le véhicule. Une Fiat 500 blanche. Sa main se referma avec anxiété sur l’avant-bras de Bichente. En face d’eux, le visage de Toni se crispa dans un rictus victorieux.

Cours !

Il les avait retrouvés. Comment avait-il fait, elle n’en savait rien. Tout ce qu’elle savait, c’est qu’ils n’avaient quasiment aucune chance. Déjà, les portières de l’automobile claquaient derrière eux. Elle faisait de son mieux pour se faufiler entre les gens, leur hurlant de se dégager de son chemin, les poussant de toutes ses forces, mais la foule était trop compacte. Elle entendit des touristes derrière elle pousser des cris d’angoisse. Elle n’osa pas se retourner, mais elle avait compris que Toni et ses hommes avaient dû sortir des armes. Elle piétinait, les gens la gênaient, et dans la densité de la cohue environnante, elle avait perdu Bichente. Ses yeux scannaient le monde aussi rapidement que possible, mais aucune trace de son amoureux. Elle hurla son prénom, mais tout ce qui lui répondit fut le bourdonnement assourdissant de la foule. Elle se prit la tête entre les mains, ses doigts s'agrippant à ses cheveux. Des larmes de rage, d’angoisse, de peur et de fatigue lui échappèrent. Elle paniquait. Mais elle savait qu’il la cherchait aussi, quelque part au milieu de ce remue-ménage. Il lui fallait s’accrocher à cette idée, à cet espoir. A cette assurance que si elle le retrouvait, il ne pourrait rien leur arriver. Elle se remit à courir. Et enfin, elle le vit. Il était là, à une dizaine de mètres d’elle, et scrutait la foule, inquiet, la cherchant. Leurs regards se croisèrent et l’espace d’une seconde, leurs visages exprimèrent un soudain soulagement. Cependant...

Un coup de feu retentit. Et elle vit une expression de douleur qu’elle n’avait encore jamais vue sur le visage de l’homme qu’elle aimait. Non ! Pas lui ! Il ne pouvait pas mourir, il ne pouvait pas lui faire ça ! Elle voulut hurler, elle voulut courir le rejoindre, le serrer dans ses bras et lui dire que tout irait bien. Mais elle n’y arriva pas. Au début, elle ne comprit pas pourquoi. Jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive que personne ne s’intéressait à Bichente. Tous les regards étaient portés sur elle. Comme dans un rêve, elle baissa les yeux. Son chemisier immaculé était tâché de rouge. Une tâche qui grandissait rapidement. Son regard croisa une dernière fois celui de Bichente et elle s’effondra. Son corps ne répondait plus. D’ailleurs, elle ne sentait même plus son corps. Elle aurait voulu prononcer une dernière fois le prénom de son amoureux, mais elle n’en était pas capable. Mais sa dernière pensée fut pour lui, alors que l’âme de Bonnie quittait peu à peu son corps pour partir à la recherche de son Clyde...



[Je ne suis pas vraiment satisfaire mais vu le nombre d'années depuis mon dernier RP, je pense qu'il va me falloir un peu de temps pour me remettre dans le bain. Je supplie donc à genoux pour votre indulgence XD]
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Tosca J. Dal Cappello
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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Sam 24 Sep - 23:14

Indulgence ? Quelle indulgence ? Devant un récit pareil, je valide le test sans une once d'indulgence. Pas besoin d'indulgence, c'est absolument parfait. Et si tu dis devoir "te remettre dans le bain", j'attends avec impatience ce que tu feras plus tard, ça doit être de haute voltige !

Tu peux donc aller commencer ta fiche, et bien sûr, utiliser ce passage dedans si tu le souhaites. Bienvenue à Vérone.


JE SUIS UNE VARIABLE OSCILLANT SUR LE FIL DE LA VIE, DE MES VIES...
ET TOI, TOI TU ES MON FAIT ETABLI, MON RESULTAT, MON FIL ROUGE.
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Lia Di Filadelfi

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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Dim 25 Sep - 9:50

Merchi c'est gentil Embarassed Ça fait tellement longtemps que j'ai pas fait de RP que je savais plus trop comment on faisait XD
En tout cas, félicitations, forum magnifique (ces smileys me font triper, je vais les utiliser à tort et à travers!!)

Je m'en vais réfléchir à ma fiche de ce pas !
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Andrea Maestriani

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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Ven 30 Sep - 17:48

& me voilà, je postule pour le rôle de Clyde s'il vous plaît =)
(bonsoir !)
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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Ven 30 Sep - 17:54

J'adore le choix de l'avatar. Donc je te fais le même topo qu'à tous les postulants, nous allons donc te demander un petit test de RP avant de t'autoriser à commencer ta fiche. En un minimum de 30 lignes, pourrais-tu nous décrire la vie et la mort d'un des deux bacherts.

Citation :
□ 1982, Marseille, France : Béatrice & Christopher Martin

L'année 1982 est l'année de séparation, donc l'année de mort de l'un des deux. Ça peut être Béatrice ou Christopher. Tu peux bien sûr décrire la rencontre aussi, si tu le souhaites, ou simplement cette énième "séparation" si tu juges qu'il y a suffisamment à dire dessus. Tu peux t'inspirer du contexte de l'époque, puisque, en général, le contexte géopolitique y est pour beaucoup dans la mort du premier Bachert.

Et bonne chance ^^







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Andrea Maestriani

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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Lun 24 Oct - 16:08

Note n°1 : Je m'excuse encore une fois pour le retard, je n'ai pas internet en ce moment, ET en plus, c'est les vacances, donc je n'y ai pas accès non plus la journée xD (pendant mes cours), mais je déménage demain et j'attends avec impatience ma nouvelle ligne ^^

Note n°2 : Ça fait une éternité que je n'ai plus écrit, donc je suis un peu rouillée mais j'espère que ça ira quand même Embarassed


C’était l’été. Il faisait chaud, il faisait beau… En fait non, il faisait nuit, donc pas spécialement beau. Mais la nuit, c’était le moment préféré de Chris, Christopher Martin de son nom complet. Le reflet de la lune éclairait une partie de son visage, son air insolent faisait le reste. Il était beau comme un Dieu, et bien sûr, il le savait parfaitement.

« Même pas en rêve. »

Sa voix s’éleva dans les airs, transperçant le silence que seul perturbait le ronronnement de sa mustang cabriolet. Il n’avait pas cillé, pas remué le moindre centimètre de peau, alors qu’approchait frénétiquement un homme de vingt-cinq ans à peine.

« T’es pas sérieux !? »

Le dénommé Florent fit plusieurs fois le tour de l’automobile, sans parvenir à en détacher ses yeux. A le voir, on aurait dit un enfant au matin de noël. Mais la trottinette de luxe, aussi belle soit-elle, n’était pas pour lui. Et il le savait, il l’avait su avant même de la voir. Et il ne doutait pas non plus que Chris, bien qu’étant son meilleur ami, ne le laisserait jamais toucher à son jouet. Parce que c’était SON jouet, et que Christopher était tout sauf partageur. A bon entendeur…

« Comment tu l’as eue ? »
« Tu veux pas savoir. »

Le jeune homme mit fin à son manège, s’arrêtant à côté de son ami qui n’avait toujours pas bougé, les mains dans les poches, adossé à l’engin. En effet, il ne voulait pas savoir, et ne saurait probablement jamais. Le nombre de secrets que Christopher emporterait dans la tombe dépassait l’entendement, mais c’était mieux comme ça… et plus simple pour tout le monde. La seule personne au monde potentiellement capable de le plier à ses quatre volontés était une jeune femme - bien sûr -, si frêle que ça en devenait ridicule. Mais ça n’était pas n’importe qui : Béatrice, la cousine de Florent. Il l’avait croisée complètement par hasard, sans même savoir qui elle était, et avait immédiatement été attiré par elle. Rien à voir avec ces autres filles qu’il avait rencontrées tout au long de sa courte vie, celle-ci avait quelque chose d’unique qui rendait douloureux chaque moment passé loin d’elle. Pourtant… pourtant, il était incapable de céder à l’envie, dévorante, de passer chaque minute de sa vie à ses cotés. Ses activités nocturnes y étaient sans doute pour quelque chose.

« Ta femme te cherche, au fait. »

Il demeura impassible, malgré le tourbillon de sentiments qui le dévorait de l’intérieur. La colère, la frustration et le désespoir se mêlaient dans une danse endiablée que son estomac encaissait difficilement. Le chemin de la rédemption était long et parsemé d’embûches, et il doutait chaque jour un peu plus de sa réussite. Pourtant, il pensait avoir accompli le plus dur, après avoir conquis et épousé la femme qui l’avait rendu fou… Mais il avait sous-estimé son penchant pour les mauvaises fréquentations, l’adrénaline, et tout ce qui faisait ce qu’il était. Ce soir, cependant, serait la dernière fois. Il se l’était juré.

« Ecoute, j’ai rien dit quand t’as voulu faire le remake de Grease version non sous-titrée avec ma cousine, mais fini de jouer les bad boy, Danny Zuko. Tu vaux mieux que ça. »
« Tais toi et écoute. »

Il n’y avait rien à écouter, mais le silence était mieux que les leçons de morale façon Florent « Jiminy » Criquet. De toute façon, il s’attendait certainement à se faire remballer comme ça… Chris était le genre à devenir particulièrement imbuvable quand on abordait le sujet sensible que constituait Béatrice. Sa femme, il l’aimait, il l’adorait, il mourrait pour elle… mais surtout, il avait peur d’elle, de sa réaction s’il lui dévoilait celui qu’il était vraiment quand il n’était pas avec elle. Depuis qu’il avait croisé son regard, il s’était transformé, et se trouvait perpétuellement en proie à un conflit intérieur, opposant celui qu’il avait été, et celui qu’il voulait être avec elle.

Des bruits de pas se firent entendre un peu plus loin. Les deux compères se figèrent, cherchant l’origine de ceux-ci dans l’obscurité. Il était trop tôt pour leur rendez-vous, et trop tard pour qu’une âme perdue ose s’égarer dans une ruelle aussi sombre. C’étaient pourtant des pas incertains qu’ils entendaient. Légers, irréguliers… féminins.

« Béa- »
« -qu’est-ce que tu fais là !? »

Pour la première fois depuis qu’il était arrivé, Christopher se décolla de sa voiture pour aller à sa rencontre, jetant au passage un regard meurtrier à Florent. Pour être arrivée jusqu’ici, elle avait dû le suivre sans qu’il s’en aperçoive… Incapable !

« Je cherche mon mari. Il a tendance à disparaître sans prévenir, tu ne l’aurais pas croisé par hasard ? »

Il resta interdit, elle en profita pour venir se blottir dans ses bras. Elle ne lui en voulait pas… Et en réalité, sa colère de la voir dehors à une heure pareille s’envola également, alors qu’il sentait ses bras se refermer sur sa taille, et sa tête se blottir sur son torse. Naturellement, il l’avait entourée de ses propres bras, inspirant à fond l’odeur apaisante de sa chevelure rousse. Pendant un instant, le temps s’était arrêté sur ce moment parfait, mais la raison avait fini par reprendre ses droits. L’inquiétude, également.

« Tu ne devrais pas être là. »

Délicatement, il l’éloigna et planta ses yeux dans les siens. Bien sûr, elle savait à peu près ce qu’il faisait de ses nuits, elle en avait une vague idée… Et bien sûr, il avait accepté qu’elle soit présente, quelques fois. Mais cette fois, ce soir, c’était beaucoup trop dangereux. Et bien sûr, il savait d’avance qu’elle refuserait de se mettre à l’abri.

« Toi non plus. »

Il se démonta. Ou plus exactement, toute l’argumentation qu’il avait commencé à imaginer s’effondra lamentablement, ne laissant plus qu’un tas de cendres volatiles. Pour reprendre contenance, il ferma les yeux une seconde, puis chercha de l’aide auprès de Florent, resté en retrait jusque là. Celui-ci semblait aussi désarmé que lui. C’était aussi ça, la force de Béatrice : Une force de conviction inébranlable.

« C’est dangereux, va dans la voiture. S’il te plaît… »

Il la suppliait presque. Mais loin de s’en émouvoir, Béatrice observa le véhicule avec curiosité. Cependant, il ne lui fit pas le même effet qu’à son cousin, puisqu’elle n’y accorda pas plus de quelques secondes avant de se retourner vers son mari, arborant le même air insolent que celui qu’elle lui connaissait. Elle était sûre d’elle. Et plus que tout, elle était sûre de lui, et lui faisait savoir. Il la protégerait, envers et contre tous, et c’était précisément la raison pour laquelle elle ne craignait rien. Cette preuve d’amour et de confiance infaillible le rassurait, autant qu’elle l’effrayait. Que se passerait-il s’il échouait ? S’il la décevait, même légèrement ?
C’était peine perdue, elle ne cèderait pas. Au contraire, elle rejoignait son cousin, tirant son amoureux par la main, inconsciente du danger qui les guettait. Comment aurait-elle pu savoir ? Elle ne se doutait pas même une seconde de la nature de l’échange qui devait se faire, ce soir là. De ce qu’elle savait, ils étaient des délinquants de bas étage, principalement concentrés sur le trafic de pièces automobiles. Mais ce soir particulier, ils avaient décidé de s’essayer à quelque chose de nouveau, d’inédit : Les armes. Expérience fort intéressante, voire enrichissante, mais ô combien dangereuse… On ne traite pas de la même façon avec le petit délinquant du coin, et des terroristes du grand banditisme.

Un autre bruit de moteur retentit, puis ce furent deux phares qui jaillirent dans la ruelle, déchirant le voile de la nuit. La prise de Béatrice se resserra un peu plus sur la main de Christopher, reflétant l’adrénaline qu’elle souhaitait lui communiquer. Furtivement, il lui lança un regard inquiet, alors que lui traversait l’idée inconfortable qu’elle prenait goût à son style de vie. Plus que tout le reste, c’était ce qui l’effrayait le plus : l’idée qu’elle puisse un jour aimer cette vie, comme lui le faisait, quitte à se mettre en danger jour après jour. Gardant ces sombres pensées pour lui, il se contenta de lui masser tendrement le dos de la main, dans l’espoir de la détendre, puis la lâcha avec regret quand la berline s’immobilisa. Le regard déterminé, il se redressa de toute sa hauteur, et adopta à nouveau sa si chère insolence qui faisait sa renommée auprès de tous les petits délinquants de Marseille. Du coin de l’œil, il vit que Florent avait aussi fait un pas en avant.

La porte arrière s’ouvrit, et un premier homme en sortit, les dévisageant un à un. Sans un mot, il fit signe à un autre homme qui sortit à son tour. Ce dernier, qui ressemblait à un homme d’affaires, détonnait avec le décor qui les entourait. Il avait un complet noir, accompagné d’un chapeau, tout aussi noir. Autant dire que ce genre de ruelles ne lui était absolument pas approprié, et pourtant Christopher aurait juré n’importe quoi qu’il avait dû en voir plus que lui-même. Quelle importance, s’il payait…

« Vous avez emmené votre garde du corps ? Tout va bien se passer les garçons, n’ayez pas peur voyons… »

Était-ce ses mots, ou le regard qu’il avait posé sur Béatrice… ? Christopher sentit le sang qui bouillonna instantanément dans ses veines. Seule la perspective de savoir sa femme en danger s’il faisait le moindre faux pas l’aida à garder son calme. Et heureusement pour lui, ce fut Florent qui répondit, avec la désinvolture qu’on lui connaissait.

« Faisons ça rapidement, voulez-vous ? Je suis sûr que vous avez hâte de rejoindre votre femme, et moi aussi. »

L’homme dévisagea Florent pendant quelques instants, puis fit signe à son homme de main. Celui-ci alla au coffre et en sortit une mallette. De son côté, Christopher ouvrit son propre coffre de voiture, où étaient stockées une trentaine d‘armes différentes. Il n’accorda pas un seul regard à Béatrice, conscient qu’il perdrait la face s’il voyait sa réaction.

« Jolie cargaison… Un problème, mademoiselle ? »

Evidemment, ça, il ne l’avait pas prévu… Il releva la tête, et constata avec effarement les yeux ronds de surprise de la jeune femme, découvrant le contenu du coffre en même temps que les autres. Il était dévasté, rien qu’à l’idée qu’elle puisse lui en vouloir. En toute logique, elle n’avait pas plus de raisons de lui en vouloir que ce qu’elle avait déjà vu auparavant, mais il ne pouvait s’empêcher de toujours imaginer le pire des scénarios, surtout quand ça la concernait.
Quand elle vit tous les yeux braqués vers elle, elle secoua frénétiquement la tête, en silence, affirmant ainsi que non, il n’y avait pas de problème. Aucun problème… Mais Chris fut incapable de déchiffrer le regard presque imperceptible qu’elle lui lança. A vrai dire, son attention fut attirée par des mouvements étranges derrière elle, là où l’autre homme était resté avec sa mallette. Celui-ci venait de dissimuler une arme à l’intérieur de sa veste, ce qui ne présageait rien de bon pour le reste de la transaction. Loin de vouloir déclencher une panique générale, il garda son calme, mais échangea cependant un regard entendu à Florent.

«Aucun problème. Tu leur prépares ça Kenickie ? »

Avec une désinvolture toute feinte, il lui lança les clés de sa mustang. Puis, quand il se fut assuré que Florent avait compris le message glissé dans son nom de code, il suivit l’homme jusqu’à sa propre voiture, où l’autre homme ouvrirait la mallette sous ses yeux. Il mit un temps plus qu’exagéré à vérifier l’authenticité des billets qu’on lui présentait, tout en constatant du coin de l’œil que Florent avait réussi à mettre Béatrice dans la voiture. Finalement, il n’était pas si incapable que ça… Avec de la chance, il s’occuperait bien de sa chère et tendre, après que… Après ce soir-là.

« C’est parfait. »
« Absolument. »

Il releva la tête. Et il fit face à un revolver comme il n’en avait jamais vu. Sans doute un modèle américain, bien mieux que tout ce qu’il avait eu l’occasion de tenir entre ses mains… Malgré son impassibilité, il ne put se mentir à lui-même : il avait peur. Comment ne pas avoir peur alors qu’il avait la mort devant les yeux ? Le seul réconfort qu’il pouvait espérer était que Béatrice survive. Mais pour ça, il faudrait que Florent conduise vite, très vite… Il aurait tellement voulu la serrer une dernière fois, juste pouvoir la toucher, ou même croiser son regard… Il aurait donné n’importe quoi. Absolument n’importe quoi.

Le coup de feu partit. Au même moment, un crissement de roues strident déchira la nuit, alors que Florent enfonçait l’accélérateur de la mustang. La sienne. C’était son cadeau, l’ultime cadeau que Chris lui ferait… Du moins, dans cette vie-là. Dans une autre vie, peut-être, il serait plus généreux… et meilleur mari pour Béatrice. Ou Bonnie. Ou peu importe le prénom qu‘elle aurait…
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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Lun 24 Oct - 18:30

Très bon test, tu peux commencer ta fiche :)







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Andrea Maestriani

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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Ven 28 Oct - 1:47

Merci monsieur :)
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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   Dim 4 Déc - 17:27



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MessageSujet: Re: FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.   

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FICHE DE COUPLE 2 : Bonnie & Clyde.

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