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MERCI DE PRENDRE EN PRIORITÉ LES RÔLES MASCULINS

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 Julian D'Aquino • « High five, bro ! »

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Julian D'Aquino
Whatever you do, don’t be afraid of the dark

■ Messages : 1836
■ Age du Personnage : 25 ans
■ Logement : Borgo Venezia
■ Date d'arrivée à Vérone : 08/08/2010

♠ ♠ ♠ ♠
■ Relazioni & Famiglia:
■ Job: Agent artistique & directeur de maison d'édition
■ Sono : un coeur à prendre

MessageSujet: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   Mar 15 Mar - 21:37



crédits ϟ White Rabbit

Julian D'Aquino

24 ANS ♣ CÉLIBATAIRE ♣ BORGO VENEZIA


Je m'appelle Julian D'Aquino, je suis d'origine Italienne, je suis né à Aquino et j'ai grandi à Rome. Si tu veux me souhaiter mon anniversaire c'est le 26 Février. Quand je fais ma déclaration d'impôt j'ai envie de déclaré que je suis plutôt dans une situation très aisée. J'ai mené ma barque jusqu'à aujourd'hui, de ce fait j'exerce le métier de directeur de maison d'édition ainsi que d'agent. En ce moment, je suis Célibataire. Comment ça pourquoi ? Mais, parce qu'en ce moment, je suis overbooké. J'appartiens aux Custodi Del Passato. C'est bien joli tout ça mais il serait peut être temps d'entrer dans les détails non ?!


you fingertips across my skin.


« Ne la laissez pas sortir de sa chambre et gardez-la bien à l’œil. »

Ca c’était M. Connor, le père de Lydia qui donnait un ordre à un de ses serviteurs, un des plus fidèles, Théodore. Ce dernier inclina légèrement de la tête, les yeux baissés sur le sol, avant de se placer à côté de la porte de la chambre de Lydia et de poser un regard vide sur son père qui repartait en direction du rez-de-chaussé. C’était certes un des plus anciens serviteurs de la maison, mais aussi le plus juste. Un des plus ‘‘spirituels’’, un homme qui croyait au destin, à l’amour et à toutes ces belles choses. Il souriait, inclinait la tête, obéissait sans ronchonner même si le cœur n’y était plus. Il était triste, dégouté du comportement de ses maîtres. Le père de Lydia avait invité un de ses cousins aujourd'hui même pour lui parler de Lydia, plus exactement pour donner la main de sa plus jeune fille parce que cette dernière s’était éprise d’Andrew, jeune orphelin recueilli en tant que serviteur - même si esclave aurait mieux convenu. Théodore avait vu que les deux jeunes s’appréciaient beaucoup : sous ses yeux, il avait vu naître une très profonde affection qui n’était au fond que de l’amour. C’était d’ailleurs l’amour qui faisait s’épanouir les deux jeunes gens. Même si Théodore savait - cela se devinait - qu’il en avait la formelle interdiction, il aidait Lydia à passer du temps avec Andrew parce que rien ne pouvait plus le ravir que de se savoir en parti responsable d’une belle histoire d’amour et d'un bonheur commun. Si bien que parfois, il se chargeait des tâches d’Andrew pour que ce dernier aille rejoindre son âme sœur. Il n’était pas le seul à faire ça : certains serviteurs étaient du même avis que lui alors qu’il avait réussi à en convaincre d’autres, qui y étaient au départ opposés. A cette époque-là, une fille de bonne famille n’avait rien à faire avec un petit bohémien ramassé sur un bord de route. Mais Andrew avait un cœur bon, autant que Lydia. L’épanouissement se lisait dans leurs regards. Seulement, les serviteurs étaient contraints de les séparer dès que les parents de Lydia rentraient. Si jamais ils le découvraient, les serviteurs auraient de graves soucis, mais aussi Lydia et Andrew. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé. M. Connor s’est rendu compte que quelque chose de bizarre arrivait à sa fille : même si au départ, il n'y accordait que très peu d’importance, mettant ça sur le compte d’un début de folie il finit par comprendre, ainsi que sa femme.

Et si Lydia se trouvait désormais enfermée dans sa chambre, le temps que ses parents discutent d’un mariage arrangé avec un cousin, c’était parce que cette dernière, ainsi qu’Andrew, ne s’étaient pas montrés assez discrets. Théodore se sentait responsable : il n’avait pas été assez prévenant auprès de ce jeune couple, il n’avait pas été assez responsable, ni assez méfiant. Il aurait dû dire à ces inconscients que leur relation était contraire à l’opinion commune, que si jamais ils étaient découverts, les conséquences seraient graves. Lydia allait être promise à une ordure de la pire espèce, un de ces hommes qui vous donnent l’envie de vomir au simple regard parce que vous devinez ce qu’il est, rien qu’en l’effleurant des yeux. Il avait malheureusement déjà vu cet homme par le passé et rien n’y personne ne pouvait souhaiter le côtoyer. Le père de Lydia se faisait embobiner l’esprit par son misérable cousin qui était uniquement intéressé par sa fortune. Théodore, même si l’envie le brûlait, ne pouvait rien dire n’y rien faire, n’étant qu’un simple serviteur, aussi ancien soit-il ; s’il s’y opposait, cela aurait été très mal vu et malgré ce que son maître était en train de faire, une énorme erreur, il ne voulait pas le décevoir, l'appréciant tout de même. Théodore, comme un enfant, se baissa et regarda par le trou de la serrure de la porte. Lydia était assise sur son lit, calme. Elle pleurait en silence, n’émettait aucun gémissement et Théodore devinait qu'elle réfléchissait. Le vieux serviteur se redressa en poussant un profond soupir. Il avait envie d’écouter son cœur, d’attraper Lydia, d’aller chercher Andrew et d’emmener ces deux jeunes personnes très loin, de les faire disparaître à l’autre bout de la planète pour qu’ils puissent vivre sans que personne ne s’oppose à leur bonheur. Mais la raison lui disait de rester ici, debout, et d’écouter les ordres de son maître. C’est ce qu’il avait en apparence toujours fait mais aujourd’hui, la solution ne parvenait pas à son esprit et il avait l’horrible sentiment qu’il ne pourrait rien faire pour empêcher Lydia de partir.

L’horrible réalité était là et c’est avec horreur que Théodore se dit qu’une histoire d’amour qui aurait pu être pleinement vécue allait prendre fin sans jamais avoir réellement commencé.


sometimes, i pretend to be normal.



Je suis né dans un patelin paumé au fin fond de l’Italie nommé Aquino. Je fais d’ailleurs parti de la famille fondatrice de ce bled, du côté de mon père. C’est à se demander ce qu’il leur est passé par la tête en la créant. Le genre de bourgade où il y a un chat dans la rue le plus beau jour d’hiver, lorsqu’il fait 16°C ou bien en été. Le genre d’endroit où tout ce qu’on peut croiser, au milieu de l’après-midi, c’est une bande de vieux papis rebelles assis sur leur chaise devant leur maison et qui vous dévisagent comme s’il était écrit sur votre front ‘‘Inconnu, bizutez-moi’’. Heureusement que mes parents ne nous ont pas condamnés à grandir à Aquino, ma sœur et moi.

Nous ne nous sommes donc pas éternisés dans ce bled pourri et sommes partis habiter à Rome, la belle Rome. J’ai donc grandi avec ma sœur jumelle, Rachele, grande rebelle dans l’âme malheureusement pour mes parents. Malgré la relation compliquée qu’elle entretenait avec ses derniers, notre relation de jumeaux n’en a absolument pas pâti. Proche comme un frère et une sœur le sont normalement, et malgré le fait qu’elle soit ma jumelle, ma relation avec elle a éveillé un instinct protecteur et attentionné chez moi, même si extérieurement elle donnait l’impression de ne pas avoir besoin de ça. Elle pouvait venir me réveiller à trois heures du matin si elle avait besoin de se confier, de parler que cela ne m’aurait posé aucun problème. En opposition à elle, je m’entendais très bien avec mes parents, proche autant de l’un que de l’autre. Etant petit, j’aimais que mon père me raconte et m’explique ce qu’était son métier au cabinet d’avocat. Quant à ma mère qui aimait la peinture et la photographie, elle travaillait d’ailleurs dans un musée, je l’écoutais également me parler de l’histoire de ces deux arts. J’étais donc le gosse obéissant et travailleur, épanoui. Ce qui ne m’empêcha pas pour autant d’enchaîner plusieurs conneries à l’adolescence, quelquefois avec ma sœur. Seulement, je crois que je n’aurais jamais pu surpasser cette dernière. Elle se battait, provoquait, enchaînait convocation sur convocation. Moi-même il m’était déjà arrivé de me battre, uniquement si le cas de force extrême se présentait. J’avais également mes potes, ma petite bande et je connaissais du monde ; de nature ouverte et joviale, j’adorais me faire des amis, aller en soirée et tout ces trucs de jeunes. Mais, sans être la tête de nœud, j’aimais aussi me plonger dans les livres et me cultiver, des heures durant.

A l’adolescence, on me sortait parfois - et même encore - que j’avais une gueule d’ange reconverti en jeune BGBG. C’était peut-être une des raisons de l’enchaînement de mes conquêtes. Je m’intéressais aux filles, normal, mais sans y prêter une très grande importance. Je n’avais pas envie de me prendre la tête pour une amourette qui durerait à peine un mois. Lorsque je suis arrivé à Rome, tout petit, j’ai rencontré une petite fille très spéciale et avec un vrai caractère de cochon pour son très jeune âge. Pour cause, notre première entrevue fut un accueil très amical traduit par une dégustation gratuite de sable mélangé à de l’eau, mélangé à de la terre, le tout surmélangé à quelque chose de très bizarre dont je n’ai jamais connu la nature. Très goûtu. Je lui ai rendu le coup en lui faisant manger de l’herbe et en l’aspergeant d’eau avec son seau. Mais depuis ce jour-là, je ne me suis plus séparé d’elle. Nous n'avons été ensemble qu’au lycée. Auparavant, elle a dû supporter une éducation religieuse qui ne l’en a pas moins rendu rebelle. Il nous suffit d’un regard pour que l’on se comprenne. On a fait les quatre cents coups ensemble, on s’appelait à quatre heures du matin pour se raconter quelque chose d’anodin : on adorait braver les règles. La contrainte était que nos deux pères n’étaient pas pour cette relation entre elle et moi, le mien disait qu’elle était une « sale gamine ». Je suppose que ma réputation aux yeux du père de ma meilleure amie ne devait pas dépasser cet avis non plus. Ca ne m’a jamais empêché de rester avec cette dernière. On se confiait l’un à l’autre, très proches, unis par un lien inébranlable. Lena, c’était un peu comme ma part manquante. Et même si aujourd’hui nous avons grandi, nous sommes toujours pareils. En pire.

Mon adolescence s’est déroulée normalement. Sans embûche. Bien sur, ma sœur s’engueulait souvent avec mes parents et j’étais au milieu. J’étais la Suisse, je ne demandais rien à personne, je ne voulais embêter personne. Je ne voulais pas me mettre mes parents à dos parce que je les aimais et jamais je ne serais allé contre ma sœur. Je restais souvent silencieux, et les regardais se crier dessus. Si ma sœur ne s’en allait pas en claquant la porte, j’allais me glisser dans sa chambre et ne la lâchais plus jusqu’à ce qu’elle ait à peu près oublié ses conflits. Jusqu’au jour où ça a complètement dérapé. Ils étaient en train de s’engueuler pour une raison différente. Pour ce Alec qui venait régulièrement à la maison. Je le ramenais régulièrement parce qu’il venait tout juste d’arriver, au départ. Il était Américain, pas trop délocalisé mais en tout cas, il ne pouvait pas suivre les cours parce qu’il ne parlait pas un mot d’Italien. Je m’étais donc proposé pour lui donner un coup de main, autant dans notre langue que dans les cours. Il était sympa, je pouvais le compter parmi mes amis jusqu’au jour où, donc, Rachele s’est engueulée avec mes parents parce que ces derniers venaient de le foutre dehors ; pour cause : il avait flirté d’un peu trop près avec ma sœur. Moi, je ne m’étais pas inquiété. Ma sœur, on ne risquait pas de la tenir en laisse, j’étais habitué à la voir avec d’autres garçons et ça ne me posait aucun problème qu’un de ces garçons soit Alec. Je n’allais pas en vouloir à ma sœur, Alec était beau. C’était l'avis de la plupart des filles de notre lycée, je ne fais que rapporter des paroles. Il n’y avait que Lena qui disait que même s’il était beau, ce n’était qu’un petit con. Elle faisait partie des rares qui ne lui couraient pas après et elle avait tout particulièrement envie de lui en coller une à chaque fois qu’il se présentait dans son champ de vision. Lena aimait ne pas faire comme tout le monde. Rachele a pété un plomb, et est montée dans sa chambre. Je l’ai suivie, un peu plus rapidement que d’habitude cette fois-ci et arrivé sur le pas de la porte de sa chambre, je remarquais qu’elle était en train de remplir un sac de vêtements. Il me fallut moins d’une seconde pour comprendre. Elle avait l’intention de fuguer. J’étais littéralement en train d’halluciner. Elle ne pouvait pas tout simplement s'en aller, comme ça, me laisser seul ici pour se barrer avec cet Alec qui n’était qu’un inconnu. J’avais mis toutes mes forces, tous mes arguments pour pouvoir la convaincre de rester ici. J’étais là après tout, même s’il y avait nos parents, j’étais là pour elle. Jusqu’au moment où les mots ont claqué, tranchants, glacials.

« Ça te va bien de dire ça, toi t’as la belle vie avec les parents. Ils te passent tout, puisque de toute façon, tu feras toujours tout mieux que moi. »

Et elle m’a claqué la porte au nez. Dire que je suis resté con est un euphémisme. J’étais comme vide, brutalement abandonné. J’ai été profondément touché par ses mots, c’est clair. Mais je ne lui en ai pas voulu. Je m’étais déjà un peu rendu compte auparavant que j’avais toujours été plus en avant qu’elle au sein de la famille. Sans jamais le vouloir. Comment j’aurais voulu faire une chose pareille ? Foutre ma sœur jumelle à l’écart ? Ca aurait été méprisable et je savais que je n’étais pas comme ça. Je suis resté planté devant cette porte pendant presque une minute avant d’aller m’enfermer dans ma chambre. Tout avait été de ma faute. A la naissance déjà, personne ne l’avait vu sur les échographies parce que je la cachais - ça peut sembler un peu gros, mais c’était vrai. En grandissant, les regards avaient souvent été tournés sur moi. Julian qui travaillait bien, Julian qui était calme, Julian par ci, Julian par là. J’avais été doué dans la plupart des choses que j’avais entreprises, félicité pour la plupart du temps. Que j’eusse ramené Alec à la maison n’avait fait qu’engendrer plus rapidement la fugue de Rachele. Même sans ça, je suppose qu’ils auraient réussi à se fréquenter au lycée mais mes parents ne se seraient pas engueulé avec elle pour ce qu’elle avait fait avec lui le soir même. J’étais donc le responsable. Je suis parti au lycée le lendemain sans avoir adressé la parole à mes parents depuis la veille ; il m’a fallu un peu de temps pour leur reparler, même si je savais que s’ils avaient foutu Alec à la porte c’était en quelque sorte pour le bien de ma jumelle. Eux, ils croyaient qu’elle s’était juste un peu énervée, qu’elle allait revenir. Je n’étais pas dupe à ce point. Je la croisais tous les jours, à chaque fois je lui demandais de revenir : si ce n’était pas des sous-entendus, j’allais directement au but mais à chaque fois elle se braquait, refusait une quelconque conversation. Même si je lui en parlais à chaque fois, je n’insistais pas - dans le sens où je ne la suivais pas trois heures par jour pour lui dire de rentrer - ne m’énervais pas. J’avoue avoir un peu déprimé suite à son départ. Une personne en moins chez soi, ça peut sembler anodin mais ça a changé beaucoup de choses, surtout lorsqu’on est très proche de ladite personne. N’allez pas non plus imaginer que j’ai déprimé au point de ne plus manger et tout ce qui s’en suit mais je commençais à perdre un peu de ma jovialité. Lena, qui comprenait ce qui était en train d’arriver, m’a dépatouillé de la merde dans laquelle je m’apprêtais à patauger. J’ai réussi à remonter la petite pente qui avait commencé à se dresser devant moi grâce à ma meilleure amie. Mais comparé à ce que ma sœur allait vivre, c’était trois fois rien.

Mais au bout d’un certain temps, j’avais remarqué quelque chose clochait chez Rachele. Elle n’allait pas bien, avait mauvaise mine et je voyais que des bleus apparaissaient sur son visage ou d’autres parties de son corps. La fréquentation d’Alec était donc aussi mauvaise que ça… Les bagarres avaient redoublé et je ne faisais rien pour y changer quelque chose. Moi, j’étais avec mes gentils petits amis et je ne réagissais pas. Quel con j’ai été. J’en ai parlé avec Lena qui avait pensé au cas où ma sœur se faisait battre. Je l’ai regardé comme si elle m’avait sorti la plus grosse connerie au monde. Ma sœur ne se laissait pas faire. Si jamais elle se faisait battre, Alec allait s’en prendre une et Rachele claquerait la porte. Et étant donné qu’elle n’était pas encore rentrée, ça ne pouvait pas être ça. Mais comme je l’ai déjà dit, j’avais été très con. Un soir - ou un matin très tôt, au choix - je m’étais endormi sur le canapé devant un des films de Tarantino. J’avais loué un peu moins de dix de ses films pour faire une soirée en solo, mais je m’étais endormi au bout du troisième sur les coups d’une heure et demie du matin. Et plus que soudainement, la sonnette a retenti plusieurs fois alors que je m’écroulais du canapé sous l’effet de surprise, la tête la première. Après avoir étouffé quelques jurons, je me suis difficilement relevé en vérifiant l’heure. Trois heures et demies. C’était quoi encore cette blague ? Les petits crétins qui s’amusaient à sonner comme s’ils étaient pressés allaient le regretter. Je sautai par-dessus le canapé et me précipitai sur la porte. Si jamais mes parents remarquaient que j’étais encore levé à cette heure-ci, j’allais me faire arracher la tête. J’ouvrai rapidement la porte, le regard assassin qui se transforma en une expression faciale bizarroïde. J’avais ouvert la porte au bon moment puisque je rattrapai ma sœur de justesse. J’hurlai, à m’en déchirer les cordes vocales, d’appeler l’ambulance à mes parents que j’entendais descendre les escaliers. J’écartai différentes mèches de cheveux de son visage pour visionner un résultat horrible. Elle avait été complètement défigurée : un œil tuméfié, la lèvre en sang, différentes marques de bleus… Son t-shirt était immaculé de la substance rouge. Comment j’avais pu être aussi aveugle… Moi qui ne me croyais pourtant pas dupe, je n’avais rien vu venir. Lena avait eu raison, une fois de plus. J’entendis ma mère pousser un cri d’effroi derrière moi alors que mon père ne perdait pas une seconde pour venir m’aider à l’allonger sur le canapé en attendant les ambulances.

J’ai veillé à son chevet à l’hôpital avant son opération. Il lui arrivait de se réveiller mais c’était très bref et elle se rendormait aussitôt. Mes parents essayaient de rester aussi souvent que possible, mais leur travail compliquait les choses. Contre toute attente, ils m’ont laissé rester à l’hôpital pendant mes heures de cours. Même s’ils ne l’avaient pas voulu, j’aurais joué mon rebelle : il s’agissait de ma jumelle, pas du chien du voisin… Lorsque l’ambulance l’avait emmenée à l’hôpital, mon père et moi sommes allés chez Alec, au petit matin. Ce dernier n’était pas là et il a d’ailleurs eu de la chance, car il n’y aurait pas survécu. Mon père faisait le tour du salon alors que j’allais dans la chambre pour récupérer les affaires de ma sœur. J’avais terminé de rassembler tous ses habits lorsque je me suis mis à fouiller toute la pièce. Dans un des tiroirs d’une table de chevet, je suis tombé sur un tas de feuilles rédigées à la main. Curieux - parce qu’il s’agissait de l’écriture de Rachele - je commençai à lire ce que je croyais être un journal intime mais m’arrêtai au bout du deuxième mot. Si c’était ça, ça serait comme une violation de sa vie ultra privée, et je ne pouvais pas faire ça. Je récupérai tout de même les feuilles, je les lui rendrais une fois qu'elle serait réveillée et opérée. Deux heures plus tard, mon père m’avait déposé à l’hôpital et je restai seul au chevet de ma sœur dont le début de l'opération commençait à trainer. On était où sérieusement ? Dans un hôpital ou une maison de retraite ? En attendant, alors que Rachele dormait toujours, ma curiosité céda et je lus toutes ces feuilles qui étaient en réalité différentes petites histoires d’environ une dizaine de pages, comme de petites nouvelles. Je ne savais pas qu’elle écrivait. Je ne savais pas qu’elle avait un talent pour l’écriture. Est-ce que c’était sa maltraitance qui avait déclenché tout ça ? Je ne savais rien et redoutais de lui poser la question à son réveil de peur de remuer le couteau dans la plaie. En tout cas, la plus délirante de toutes les idées que j’ai pu avoir jusqu’alors s’est installée dans mon esprit pour ne plus le quitter. Ses textes étaient magnifiques et très émouvants. Je savais de quoi je parlais, puisque j’adorais dévorer les bouquins -aussi bien ceux de cours que les romans- et je savais aussi qu’elle ne pouvait pas garder tous ces textes pour elle. Les publier : voilà mon idée. En faire une sorte de recueil de nouvelles, à la manière des Fleurs Du Mal de Baudelaire. Ca ne pouvait que marcher. Il pourrait y avoir des difficultés pour que le livre s’élance et se vende mais avec le bouche-à-oreille, ça pouvait marcher, j’en étais certain. Non seulement, ça pourrait rattraper toutes mes erreurs, lui offrir de l’argent pour d’hypothétiques études et m’en offrir à moi pour mes études. J’aimais beaucoup de choses mais je n’arrivais pas à me décider. Alors peut-être que l’édition pourrait me convenir, voire même carrément ouvrir une maison d’édition, la diriger, donner l’occasion à des dizaines, voire même des centaines de personnes de pouvoir partager leur imagination avec des centaines, des milliers de lecteurs qui pourraient faire vivre leur roman. J’ai peut-être l’air d’un illuminé à parler de l’art de l’écriture comme ça parce que des maisons d’éditions, il en existait plein mais je sentais que ça allait le faire. J’allais ouvrir une maison d’édition. Je n’avais que 17 ans et c’était l’année où je sortais tout juste du lycée mais mon père pouvait très bien prendre l’affaire et moi la récupérer en temps voulu, à la fin de mes études. Je ne pouvais pas le faire seul parce que je ne connaissais pas les démarches à prendre et je n’avais ni l’argent, ni les relations. Mais j’étais diplomate, j’avais le sens de la responsabilité et de l’organisation - j’aurais même pu faire organisateur de mariage mais question ego masculin, c’était pas l’idéal - et sans vouloir me jeter des fleurs, je n’étais pas trop mauvais en relations humaines. Et c’est dans cet hôpital au côté de ma sœur assoupie dont la douleur était apaisée à la morphine, ses textes entre mes mains que je sus ce que j’allais faire de mon futur. Je me levai rapidement, comme sous une impulsion, déposai un baiser sur le front de ma jumelle qui se faisait emmener au bloc opératoire et sortis précipitamment de l’hôpital. J’ai couru comme un malade, comme si je me faisais poursuivre par les monstres de Pulse, pour rejoindre le bureau de mon père. Je crus d’ailleurs que j’allais défoncer l’ascenseur qui montait beaucoup trop lentement. Je me faufilai entre les portes qui étaient en train de s’ouvrir et me précipitai jusqu’au bureau de mon père alors que la jeune secrétaire stéréotypée braillait après moi en me poursuivant avec un doigt menaçant et crochu pointé sur mon dos. Ouvrant sans prévenir les portes, j’abattis violemment les feuilles sur le bureau de mon père. « J’ouvre une maison d’édition ! » Je m’écrasai ensuite sur la chaise supermégaconfortable et adressai un petit signe, deux doigts au niveau de ma tempe, au collègue de mon père accompagné d’un « Salut. » négligé. Heureusement que ce n’était pas quelqu’un d’important parce que j’aurais eu de gros problèmes. Mon père s’excusa auprès de ce dernier et le pria de sortir en s’emparant des feuilles. Il fronça les sourcils en commençant à lire le début. Il releva les yeux sur moi, les sourcils froncés. « C’est l’écriture de ta sœur. »
« Faut que je le fasse publier. »
« Ta sœur écrit ? »
« Je pense qu’elle a commencé lorsqu’elle était chez Alec, sinon elle m’en aurait parlé avant. »
« Va plutôt chez un éditeur. »
« Quoi ? Non, je veux monter mon affaire. Je veux avoir une maison d’édition ! » Il poussa un soupir et posa les feuilles sur la table. « On ne peut pas se lancer directement comme ça. Il faut de l’argent et ça demande du temps. »
« Ben justement, t’as du fric, non ? » Nous avions eu une longue conversation. Au final, mon père m’expliqua où je devais me renseigner, les quelques démarches à faire qui étaient relativement simples et me donna quelques adresses et numéros de téléphone. « A toi de te débrouiller. » Ce qu’il voulait, c’était que je sois indépendant et sache me débrouiller tout seul. Même si j’ai été un peu effrayé au début, ça a été plutôt simple et je finis par les faire publier sous le vrai nom de ma sœur. La réponse a mis quelques temps à me parvenir mais le projet a abouti et je peux dire que mon ego a bien été content du résultat. En retournant à l’hôpital, je remarquai que quelque chose avait changé, que mes parents semblaient enfin voir ma sœur. Je me souviens encore de mes parents entourant ma sœur dans son lit d’hôpital et moi, assis en face me tenant le menton avec ma main, sourire aux lèvres et regardant une famille qui allait enfin être épargnée de disputes quasi quotidiennes. Quelques semaines plus tard, j’ai appris qu’Alec était mort. Je n’en demandais pas plus, mais avais bien deviné pourquoi. Quant à ma sœur, elle me révéla quelque chose auquel je ne me serais jamais attendu : elle était devenue alcoolique et l’était toujours puisqu’elle ne s’en était pas occupée. Alors voilà une partie de ce dont je ne m’étais pas rendu compte non plus. Mais pas question que cette addiction lui colle à la peau. De toute façon, je ne pourrais pas la laisser continuer à se détruire avec l’alcool. Nous sommes donc partis dans une longue discussion et je réussis à la convaincre de se rendre aux alcooliques anonymes. C’était la meilleure chose à faire selon moi. Et elle s’y est rendue. Elle m’a écouté et chaque semaine elle se rendait à leur séance, alors que je suivais attentivement ce qu’il se passait, qu’elle m’en parlait régulièrement même si je n’étais pas les alcooliques anonymes, je l’écoutais. Et avec de la force et du soutien, elle a réussi à s’en sortir. J’en ai touché deux mots à mes parents, lorsque ma sœur n’était pas à la maison redoutant toujours une dispute, et leur ai dit que désormais elle n’avait plus de soucis avec, puisqu’elle avait réussi à s’en sortir. Je me suis empressé d’y ajouter des arguments comme quoi qu’elle avait été seule, et mal chez Alec. Ils ont été compréhensifs et nous n’en avons plus jamais reparlé.

Je crois que ce qui était arrivé à Rachele lui avait servi de leçon, ainsi qu’à mes parents -sans vouloir être méchant. Les disputes ont disparu peu à peu, mes parents ont fait beaucoup plus attention à ma sœur qu’auparavant et l’on soutenu dans ce qu’elle entreprenait. Je n’étais pas jaloux, au contraire, j’étais plus que joyeux. En plus d’avoir enfin une famille qui ne s’engueule plus, je retrouvais ma sœur qui revint vivre à la maison. Et tout redevint comme avant, en mieux. Alors que Rachele suivait les traces de mon père, j’entamais des études pour devenir éditeur. Je voulais être au niveau au-dessus, mais je voulais connaître au moins quelques bases quitte à en occuper un poste dans ma propre société. Au bout de cinq ans, à mes 22 ans, j’ai obtenu mon diplôme alors que j’avais ouvert la maison d’édition depuis déjà deux ans. C’est d’ailleurs cette même année, celle de mes 20 ans, que j’ai fait le premier de mes nombreux rêves qui allaient suivre. Trop souvent, je rêvais de ma sœur qui mourrait. Le pire, c’est lorsque je la voyais se faire battre à mort : elle hurlait, un appel à l'aide qui déchirait le cœur, elle tendait les bras pour se protéger, essayait de se lever pour fuir. Toute sa fierté s'était écroulée. Mais cet homme l'attrapait à chaque fois par les cheveux, la tirait violemment en arrière et sa tête, à elle, frappait le mur. Elle s'écroulait sur le sol, sonnée, à la limite de l'inconscience mais elle était toujours vivante. Et lui se ruait sur elle, rageux, redoublant ses coups qui finissaient par la tuer. Ces cauchemars, je les connaissais par cœur. Je les revoyais encore, encore et encore. Ca ne s'arrêtait pas. Ca semblait parfois se passer au XIXème siècle, parfois au XXème. A chaque fois, je me réveillais en sursaut avec un haut le cœur, dégoulinant de sueur et bien heureux de retrouver mon XXIème siècle. Et l'idée que Rachele avait vraiment vécu ça avec Alec me traversait l'esprit, à chaque fois. Mais cet homme n'était pas Alec. La paranoïa s'amusait à me grignoter : la peur de m'endormir, la peur de la revoir mourir encore une fois... J'ai du apprendre à vivre comme s'ils faisaient partis de mon quotidien. C'est bien horrible de dire un truc pareil, mais c'était le seule et unique solution. Je n'en ai parlé à personne, encore moins à la principale intéressée. Je n'en voyais réellement pas l'utilité, mis à part de lui faire peur, même si j'en aurais eu un grand besoin. Je fais parti de ceux qui pensent que les rêves ont tous des significations particulières et j'ai peur de voir ce qui se cache derrière ceux-là. C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai jamais effectué de recherches les concernant. Mais comment était-ce possible que je sois autant bouleversé par ce qui était arrivé à ma sœur pour aussi bien voir cette scène que je m'étais imaginé ?

La maison d’édition a eu un peu de mal à démarrer mais au bout de quelques temps, les affaires devinrent plus fructueuses. Rachele avait arrêté ses études en plein milieu de l’année, elle m’avait raconté comment elle avait quitté l’université et c’était d’ailleurs assez comique la manière dont elle l’avait fait. Enfin, tout s’était enfin calmé et un bel avenir nous attendait.
Rachele a ‘‘insisté’’ pour que je devienne son agent. Elle n’a pas eu besoin de me supplier : travailler avec ma jumelle ne me posait absolument aucun problème. Je devins donc son éditeur et son agent, étant en totale confiance, une meilleure association ne pouvait exister. Pour ses deux derniers livres, j’ai donc organisé une tournée de dédicaces à travers l’Italie. Je surveillais de près l’évolution des ventes pour éventuellement voir si on pouvait étendre les éditions de livres ailleurs en Europe, comme la France ou l’Espagne, voire même l’Angleterre. Mais j’avais préféré commencer par une petite tournée dans notre pays natal, plus particulièrement dans le Nord. On a commencé par Naples. La veille de notre départ, je l’ai passée avec Lena. On a commencé par une petite sortie dans un bar, moi en jean déchiré, t-shirt blanc et blazer noir ; Lena en tenue multicolore avec des patins à roulettes. Nous nous étions ensuite promenés dans Rome, bondée de gens qu’on aimait s’amuser à observer. J’ignore comment, mais nous avions réussi à retrouver notre chemin avec un nombre incalculable de verres dans le nez, et Lena est rentrée sans aucune égratignure. J’ai passé la nuit chez elle. Le lendemain matin, en me réveillant, je la découvris assise sur un comptoir de la cuisine, buvant un café avec une tête de déterrée, très très effrayante. Je m’arrêtais en face d’elle, la dévisageai de la tête aux pieds avant de lui lancer : « C’te face de poireau ! ». Elle me fixa d’un regard noir, et sous une impulsion, attrapa la première chose qui lui tomba sous la main et la jeta dans ma direction. Je me baissai tout juste à temps pour éviter le volatile-nature-morte. La poêle à frire termina sa course sur les cadres qui ornaient le meuble du salon, en en faisant tomber un ou deux. Je me relevai doucement, concluant les dégâts et me retournai vers elle. « Une poêle ?! T’es complètement barrée ! »
« Je vais t’apprendre à me traiter de poireaux, face de pet ! » Je levai les mains en signe de paix avant de partir à la recherche de mon BlackBerry et de sortir. J’étais prêt à parier que j’allais me faire engueuler pour ne pas lui avoir concrètement dit au revoir. Après avoir descendu trois étages, elle m’interpella, penchée sur la barrière. « Et mon bisou ?! » Je soupirai et tendis les bras. « Saute, j’te rattrape. » Elle me fit signe de la main de remonter. « Non non, mais viens toi ! Remonte. » Je remuai la tête en signe de négation. « Tu bouges pas alors. » Elle descendit me rejoindre pour avoir son petit bisou tant désiré. Je lui rappelai les villes par lesquelles j’allais passer durant la tournée et finis par m’en aller.

Je suis donc parti à travers une partie de l’Italie en compagnie de ma sœur. Parfois, on s’arrêtait pour la nuit et à ces moments-là, je sortais le soir pour faire des rencontres, découvrir le coin. Que demander de mieux : la liberté, sa jumelle, et des sorties illimitées tout ça en voyageant. Je ramenais parfois des filles aussi, je dis bien parfois, pas toujours. Mais j’avais bien le droit de prendre du bon temps, non ?

La petite tournée, nous l’avions terminée dans la ville de Vérone, très charmante, très belle et très touristique. Nous étions arrivés tard le soir et je nous avais réservé une suite gigantesque et magnifique. Les chambres à l’opposé pour plus d’intimité, le salon entre avec l’écran plat, le bar… Le rêve. J’étais sorti, malgré l’heure tardive et me suis réveillé le lendemain, le bras sur quelque chose qui bougeait lentement mais sûrement. J'eus un mouvement de recul super violent, tellement j'eus peur avant de découvrir une fille sous mes draps. Je sortis délicatement de la chambre pour aller dévaliser le plateau au salon qui nous avait été apporté par le groom. Faire la tournée pour la promo du livre de ma sœur, c'était carrément la classe. En plus, et de quoi me faire un peu plus grossir les chevilles, j'avais organisé la majeure partie de la tournée, j'en étais donc pas mal fier. J'aperçus des valises sur le canapé, signe de notre départ imminent. Mince, fallait qu'on y aille et j'avais rien préparé. Je retournai dans ma chambre en courant. Arrivé dans ladite pièce, je me plantais en plein milieu en m'ébouriffant les cheveux. Fallait que je me remette les idées en place en cinq secondes chrono. Bourrer mes affaires dans la valise que j'avais. C'était tout. Une fois le sac rapidement fait, je regardais la belle créature dans mon lit. C'était dommage de partir aussi rapidement. J'attrapais un stylo, déchirant un bout de magazine qui trainait sur la table de chevet (pourquoi y avait un magazine féminin sur la table de chevet ?) et utilisais mon torse pour pouvoir écrire quelques mots pour m'excuser de mon départ précipité et lui expliquais que si je lui laissais de l'argent c'était pour lui payer un café par interférence et non pour la soirée de la nuit précédente, et lui disais que j’espérais la revoir. A tous les coups, j’allais passer pour le connard de service alors que je ne le voulais même pas. J'enfilais un costar cravate qui n’allait pas du tout avec ma coiffure, ni avec ma tête de déterré et sortis discrètement, le sac sur l’épaule. Durant les dédicaces je n’étais jamais très loin de ma sœur, souvent adossé contre les panneaux installés qui montraient la couverture des livres version cinq mètres de haut sur deux. Comme d’habitude, j’avais les mains dans les poches, le BlackBerry greffé aux doigts en cas de problèmes. Comme d’habitude, les gens témoignaient toutes leur admiration pour ma sœur, pour ses romans soit par des gigantesques sourires qui leur donnaient parfois l’allure de tête à claque, soit par des mots répétitifs. Il y avait aussi ceux qui restaient bouche bée, tellement ils étaient impressionnés. Moi, j’étais spectateur et je me marrais souvent tout seul, quitte à passer pour un fou. Mais quelque chose de bizarre se produisit. Ma sœur avait bloqué sur un gars, un fan qui se trouvait là. Bon, c’était compréhensible, le beau mec stéréotypé à la belle gueule, yeux bleus : « beau brun ténébreux » selon les filles. Au bout de longues secondes, je me suis approché de ma sœur et lui ai demandé ce qu’il se passait. Elle ne m’a même pas répondu. La gueule d’ange fixait aussi ma sœur d’une manière étrange. Mon regard a fait de nombreux aller-retour entre les deux sans comprendre avant de se poser sur la blonde qui accompagnait le fan, et qui semblait visiblement mécontente. Et alors que le brun se faisait entraîner par ce que je supposais être sa copine, ma sœur s’est levée pour lui attraper la main avant de brutalement la retirer. Elle avait craqué. En m’excusant auprès des autres demandeurs d’autographes, j’attrapai ma sœur par le bras et l’emmenai dehors, en passant par la porte de derrière. Elle pouvait pas se comporter comme ça avec n’importe qui, n'importe où, n'importe quand et elle avait plutôt intérêt à m’expliquer ça rapidement - histoire d’assouvir ma curiosité et de ne pas énerver les gens. Aussitôt dehors, je la lâchai et me plaçai face à elle. Inutile d’être Einstein pour comprendre ce que je voulais. De but en blanc, elle me sortit « C’était Peter Pan. » J’eus un rire très bref avant de redevenir sérieux et de lui demander ce qu’elle racontait. C’était complètement insensé. Sans plus attendre, elle se lança dans de longues explications sur des rêves qu’elle faisait de lui, chaque nuit depuis déjà plusieurs années. Je jouais avec mes lèvres, concentré. Elle, elle faisait des rêves du même homme chaque nuit et moi, je rêvais régulièrement de la mort de ma sœur... Des jumeaux barges qui font des rêves aussi bizarres autant les uns que les autres. Je ne lui en ai pas parlé, je ne me voyais pas lui annoncer tout de suite que je rêvais d’elle morte chaque nuit, elle semblait déjà assez bouleversée. Tout ce qu’on pouvait faire pour elle, c’était rentrer à Rome et en discuter plus calmement, faire des recherches et voir quoi faire. C’était vraiment bizarre ce qu’elle était en train de me raconter. Alors que je lui annonçai ça, elle se précipita de me dire qu’il fallait absolument que l’on reste ici, qu’elle avait besoin de mon aide pour comprendre ce qui se passait. Je réfléchis pendant de très courtes secondes, mais en voyant son regard désespéré, j’acceptai sans plus attendre. « D’accord, d’accord, très bien. Je vais nous trouver une maison à louer, je suppose que tu en as marre de l’hôtel. » Elle est retournée à ses dédicaces, l’esprit plus vraiment ici alors que j’appelai déjà mon père pour lui annoncer que nous allions rester sur Vérone, lui faisant croire que nous étions tombés tous les deux amoureux de la ville et voulions rester ici quelques temps. Il me mit en relation avec une agence immobilière du coin, et je réussis à trouver une maison parfaite étant donné la description qui m’avait été faite, mais que nous allions tout de même visiter, dans le Borgo Venezia. Certes pas très grande, c’était amplement suffisant pour deux personnes. Une vue magnifique donnait sur le Citta Antica qui était apparemment l’« ancien Vérone ». A vrai dire, je ne connaissais encore pas du tout la ville, mais l’agent immobilier m’avait juré que la vue était magnifique. Un endroit calme et surtout parfait.

Je sais bien que je ne lâcherai pas ma sœur, elle a besoin de moi plus que jamais mais elle n’a apparemment aucune information sur le jeune homme, et pour un peu, il pourrait avoir été juste de passage à Vérone. La tâche ne s’avérait donc pas du tout facile, mais il ne fallait pas que l’on perde espoir.



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MessageSujet: Re: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   Mar 15 Mar - 22:15

Wahouuu ! Rapide ! C'est terminé ? J'ai le droit de lire ?


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MessageSujet: Re: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   Mar 15 Mar - 22:16

T'as le droit de lire, je crois, mais Mouche m'a dit qu'elle en était qu'à la moitié. Pis là, la marmotte, elle dort ^^
Sinon frangin, t'es comme la baraque, tu pètes la classe !


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MessageSujet: Re: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   Mer 16 Mar - 16:57

Non, non, tu r'gardes ! *out*
Merci frangine 8)
Sinon, je vais essayer de la finir le plus rapidement possible ^^
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Julian D'Aquino
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MessageSujet: Re: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   Sam 19 Mar - 21:21

Double post pour dire que je l'ai fini !
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MessageSujet: Re: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   Lun 21 Mar - 7:03

Parfais, je valide !







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MessageSujet: Re: Julian D'Aquino • « High five, bro ! »   

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Julian D'Aquino • « High five, bro ! »

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