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MERCI DE PRENDRE EN PRIORITÉ LES RÔLES MASCULINS

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 L'histoire d'une photo ; Adriane || Sujet libre

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Adriane C. Senna
Adriane
❝Who says that true love didn't exist ? ❞

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MessageSujet: L'histoire d'une photo ; Adriane || Sujet libre   Dim 7 Aoû - 16:19




Adriane C. Senna
l'histoire d'une photo


Ce matin-là, il faisait beau. Très beau même. En même temps, par un jour d'été à Vérone, quel temps vouliez-vous pouvoir observer depuis votre fenêtre? Je me levais donc de bonne humeur même si comme d'habitude, quelque chose me dérangeais. Surement ce rêve, ce visage. Toujours le même depuis environ deux ans ... Je ne saurais dire la date exacte tout ce que je peux dire c'est que ça commençais à bien faire parce que certes, je crois au prince charmant mais ceux qui sont réels, pas ceux dans les rêves ! Rien qu'à cette pensée, l'atmosphère s'assombrit. Je me penchais par ma fenêtre pour inspirer le bon air de la ville au petit matin et remarquais un point noir à l'horizon. Un nuage ? Bah voyons ! Quand je vous disais que l'atmosphère s'était assombrie ... Je traînais donc des pieds jusqu'à la salle de bain où je pris une bonne douche avant d'enfiler des vêtements au pif. De toutes manières, aujourd'hui, j'avais décidé de ne pas me faire remarquer. Aujourd'hui, j'étais bien décidée à avancer sur mon projet photos. Je descendis donc, appareil dans mon sac, chaussures et veste à la main, et me rendis dans la cuisine où je retrouvais toute ma famille en train de prendre son petit déjeuner.

«Enfin levée la marmotte ? demanda mon père
- Y en a qui se la coule vraiment douce ! ricana ma soeur.
- En attendant, je ferais quelque chose de ma journée moi ! répondis-je du tac au tac.»


Sur ces gentilles paroles, j'attrapais un pain au chocolat, m'enfilais un bon café avec une tonne de sucres (parce que oui, mademoiselle ne supporte pas les choses amères mais ADORE le café) et partis sans même un aurevoir ni avoir expliqué ce que je comptais faire de ma journée. De toutes manières, ça ne serait jamais assez bien comparé à ma soeur (sortez les violons !), ma chère grande soeur si parfaite ! Non, je ne suis pas jalouse. Réaliste, c'est tout. Ouai, ouai, je sais. Pas très optimiste comme fille la Adri' mais fallait voir le bon côté des choses, je ne croyais qu'à une seule chose : l'amour. Sinon, j'étais bien trop terre à terre. Et là, la question qui fâche : "mais comment tu fais pour prendre des photos si t'es réaliste comme tu le dis ?". Autant le dire de suite, même moi j'ai jamais compris comment je me débrouillais. Je vends du rêve avec mes photos (sans vouloir me vanter *out*) mais j'ai moi-même du mal à rêver ces derniers temps. La faute à ce foutu visage sans-nom, j'en suis sûre !

Enfin bref, changeons de sujet ou je vais devoir me replonger dans une grande série de questions philosophiques du style : "Pourquoi est-ce que je fais toujours le même rêve ?", "Qui est ce joli jeune homme dont je rêve et qui ressemble vachement à Alex Dambrosia ?". Avouez-le, vous n'avez aucune envie de voir une blondinette aussi mignonne que moi (ou pas) se lamenter sur son sort. Donc, revenons-en au vif du sujet. Je sortis donc de la maison, prenant mes clés et claquant la porte derrière moi rien que pour mes parents se demandent un peu où j'étais passée. Je me dirigeais ensuite vers le sud de Vérone. Je marchais à vitesse constante (ouai, j'ai déjà fait du marathon, c'est trop marrant d'ailleurs!) sans me retourner sur qui-que-ce-soit ou quoi-que-ce-soit. Je n'avais pas le temps. Mon devoir était à rendre pour la semaine prochaine et nous étions déjà le week-end. Il fallait que m'y mette et vite ! Le thème ? La nature humaine. J'avais choisi de mitrailler des gens au hasard, au naturel et dans des lieux différents pour illustrer la chose. Je me rendis donc à l'arsenale, grand jardin public où par ce temps ensoleillé de vacances, il y aurait forcément du touriste à roder dans le coin.

Une fois là-bas, je choisi un banc un peu à l'ombre et à un endroit où j'aurais un minimum de contre-jour. Je m'assis en tailleur, posais mon sac à côté de moi, ôtais ma veste pour avoir plus de liberté de mouvement et commençais à mitrailler tous les gens qui passaient, aussi discrètement que possible. Autant dire que j'étais passée douée dans l'art de me faire aussi invisible qu'un caméléon. Je me fondais dans le décor à la perfection et je pus travailler en toute tranquillité pendant deux bonnes heures. Je me concentrais, ne voulant pas penser à autre chose. Si je commençais à laisser mon esprit vagabonder, cela se verrait sur mes photos et je ne cherchais en aucun cas ce résultat. Et puis soudain, il y a eu cette main sur mon épaule, une petite tape. Je sursautais et rattrapais de justesse mon appareil photo avant de me retourner, mécontente, vers l'importun qui venait de me déranger. Je me rendis alors compte que la personne en question avait fait office de modèle quelques minutes avant. Je me pinçais les lèvres, prête à entendre les remontrances sur la question de la propriété de l'image et blablabla. Avec un peu de bol, ça serait un touriste et je ne comprendrais rien de ce qu'il me disait. Je croisais donc les doigts, attendant la suite.


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Julian D'Aquino
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MessageSujet: Re: L'histoire d'une photo ; Adriane || Sujet libre   Jeu 18 Aoû - 21:51

Axl Rose me réveilla en sursaut pour dire qu’il avait perdu la tête et qu’il avait laissé tout ça sur l’autoroute. Mais qu’il aille brûler en enfer pour me réveiller à une heure pareille. Qu’est-ce que je m’en foutais de sa vie, moi ? D’une voix enrouée et qui traduisait bien ma si belle humeur, je répondis un « pronto » grincheux. C’était celui que j’avais engagé en tant que sous-directeur de la maison puisque je n’étais plus présent à mon boulot depuis plusieurs mois déjà, quelqu’un me représentait à Rome. C’était assez compliqué, pour ne pas dire presque impossible, de diriger une société à distance, du moins, sur certains points. Et je l’avais donc engagé sans le moindre entretien d’embauche, juste une entrevue par Skype, parce que j’étais dans l’urgence. Il n’avait encore jamais eu autant de responsabilités, et je me rendais de plus en plus compte de mon erreur. Il ne pouvait pas passer deux jours sans m’appeler pour me demander la confirmation de quelque chose parce qu’il avait peur de faire mal les choses. Comme c’était tout neuf pour lui, je préférais plutôt l’aider que de m’énerver. Et comme je n’ai pas le cœur à virer les gens, je préférais plutôt le rétrograder et me remettre à bosser pleinement à partir de la maison. Tout ça pour dire que ma voix d’homme préhistorique du matin lui avait fait un peu peur et il m’a rapidement lâché un petit : « Hmm… Non, en fait, c’est bon, je pense que je tiens la solution. » avant de raccrocher. Je louchai sur mon portable, plein de reproche, le maudissant de m’avoir prit mon sommeil d’une manière aussi brutale. D’un côté, je l’en remerciais puisqu’il m’avait arraché à mes mêmes cauchemars que je faisais encore et encore. Consulter un docteur, c’est ce qu’il me fallait. J’allais devenir fou. Habituellement, je suis plutôt rationnel, les esprits et tout ça, j’y crois pas. Pas plus qu’en la signification des rêves et des cauchemars. Pour moi, c’est de l’invention et de l’imagination pure et dure. Mais je devais voir quelqu’un pour ça, parce que là, ça devait forcément signifier quelque chose. Pourtant, j’aime ma sœur ! Jamais je n’ai voulu qu’elle aille se faire tuer d’une quelconque atroce manière dans un déguisement du XIXème siècle. Je n’ai pas cherché à me rendormir et ai zoné dans la maison pendant trois bons quarts d’heure, reprenant à chaque fois le chat qui redoublait ses conneries pour essayer de le foutre dehors. Si on laissait faire Poilu, en deux heures montre en main, il était capable de nous réduire la maison en bouillie grâce à l’une de ses formules secrètes. En voyant des rayons de soleil traverser la fenêtre de la cuisine pour venir réchauffer doucement ma peau, je décidais de prendre les clés de ma vespa que j’avais mis cinq heures à retrouver suite à la super orgie qu’on s’était faite à la maison, d’attraper un t-shirt simple, un jean, une paire de Victoria et de filer dehors pour aller prendre un café en ville.



Ray-ban sur le nez, je marchais tranquillement dans un parc que j’avais trouvé. J’avais garé vite fait ma vespa -autrement dit, n’importe comment- et avais entamé une petite marche en m’amusant à regarder les touristes qui s’émerveillaient devant des arbres, de l’herbe et des fleurs. L’Italie est magnifique mais quand même, il fallait pas trop en faire, c’était trop flatter. Un simple café du Macdo que j’avais eu la flemme de vraiment chercher en main, j’avais le portable collé à l’oreille pour essayer de joindre Lena. Je ne comptais même plus le nombre de jours depuis lesquels on ne s’était plus vu, mais je savais que ça commençait à faire beaucoup trop pour des amis d’enfance. En conduisant, je m’étais décidé à reprendre contact, à défaut de risquer de me faire engueuler si c’en était le prix. J’avais promis de l’appeler, j’avais promis aussi de rentrer à Rome mais je n’avais pas dit quand. Je portai mon café aux lèvres lorsqu’un groupe de scout importé du nord de l’europe me heurta le bras qui tenait le café, et que ce café en question qui était censé descendre dans mon œsophage s’étala sur mon t-shirt. J'attrapai mon portable dans une main et relevai le gobelet pour sauver un peu de mon réveil matinal nécessaire et m’immobilisai sur place, les bras écartés, le dos légèrement vouté, les yeux baissé sur la tache. Pour l’instant, mon cerveau essayait de lutter contre la douleur. Mais malheureusement, et pour vous décevoir sans le vouloir cher lecteurs et lectrices, je n’étais pas superman ou Captain America ou tout autre super héros. C’est donc un tout joli cri rauque qui s’est échappé de mes lèvres alors que je relevais un regard assassin sur les étrangers -j’avais bien pris soin d’ôter mes lunettes au passage- et je commençai à engueuler ces foutus tronches de niais en italien. C’était pas mon jour, c’est tout. J’allais pas en faire un cake, même si ça aurait été bien nécessaire. Julian D’Aquino ferait mieux de retourner se coucher et d’éteindre son portable. Et encore, le toit pouvait toujours me tomber sur la tête. Ignorant royalement ce que je devinais être leurs excuses dans un langage incompréhensible -finnois, néerlandais…- je m’en allais sans leur accorder un regard en plus. Je tirai mon t-shirt d’une main pour évaluer la circonférence de la saleté. Je devais être à un quart d’heure-vingt minutes de la maison donc trente-quarante minutes concrètement pour moi, le temps que je me perde et que je me retrouve. Tant pis, j’allais continuer à me promener avec ça. Après l’italien indiscret qui casse les bouteilles dans les rues de Vérone à n’importe quelle heure, voici l’italien qui ne sait pas laver ses taches et qui ne connait pas le chemin de son armoire. Je rejetai la tête en arrière, exaspéré, avant de rebaisser les lunettes sur le nez et de reprendre mon chemin en remettant à l’exercice mon sens observateur. Mon regard tomba sur une fille blonde, jeune, assise sur un banc en train de prendre des clichés, dans ma direction. Je me plantai quelques secondes face à elle, me demandant si c’était moi qu’elle prenait en photos. Non, Julian, y a un parc autour de toi. Ouais, voilà, mais quand même, l’appareil était bizarrement dirigé vers moi. Sans ne plus m’en soucier, je continuai ma route.

Une dizaine de minutes plus tard, j’étais revenu pas loin de l’endroit où je m’étais fait bousculer et m’assis sur un banc en terminant tranquillement mon café. Mon portable se remit à sonner et je me rendis compte que c’était encore l’autre glandu. Glandu auquel je répondis tout de même. En parlant, je promenais un regard léger autour de moi, sans vraiment voir ce que je regardais lorsque mes yeux revinrent automatiquement sur la blonde de tout à l’heure. Toujours en train de mitrailler avec son appareil d’ailleurs. Elle prenait des gens en photos. Un couple venait de passer devant elle et son appareil avait discrètement suivi leur route. Question numéro un : pourquoi est-ce que la fille du couple était avec un vieux tout ridé ? On aurait dit son père. Question numéro deux : pourquoi la mitrailleuse les prenait en photo ? Pas forcément dans cette ordre là, d’ailleurs. Je continuai à la regarder faire, en me disant peut-être que ça pouvait m’aider à mieux comprendre, mais non. Sans vraiment réfléchir, je me levai et allai lui tapoter l’épaule. Celle-ci eut un sursaut et risqua même de faire tomber son appareil. Vu le prix qui devait être exorbitant, ça aurait été bête, tiens. « Hé dis, j’peux te poser une question ? » grattage négligé de menton à la barbe naissante. Ôtaaaage de lunettes. « J’veux pas paraître prétentieux, ni nombriliste mais est-ce que tu m’aurais pas pris en photo tout à l’heure ?! » Bon d’accord, j’avais un peu haussé le ton pour faire genre que j’étais pas content bien qu’en fait, je trouvais ça pas bien grave. Elle avait pas l’air de vouloir tuer, agresser, torturer ou kidnapper qui que ce soit. S’il y avait quelqu’un qui risquait de se faire kidnapper, c’était plutôt elle d’ailleurs. « Non parce que j’avais remarqué l’objectif tourné vers moi et je m’étais dit qu’y avait quand même des arbres et tout ça et que du coup, j’étais pas sur la photo, et pas le sujet non plus. Mais quand j’ai vu que les deux là… » je montrai les victimes d’un geste nonchalant, en balançant simplement le bras derrière moi, et peu discret « … tu les prenais en photo, je me suis dit que c’était bizarre. » Je fronçai les sourcils en la dévisageant, l’air songeur. « Pour en revenir à nos moutons, pourquoi tu m’as pris en photo ? » sans être agressif, ni rien, juste curieux. Debout, devant elle, l’empêchant une quelconque reprise de photos. Pas chiant, le mec, non, pas du tout. Il vient taper la conversation alors que t’es tranquille sur ton banc et que t’as rien demandé à personne. Quoique pour un peu, il s’agissait d’une journaliste, voir même paparazzi. Et ça, les paparazzis, j’y étais complètement allergique. Mais je ne voyais pas le but de me prendre en photos alors que la star qui devait être sur le devant de la scène, ce n’était pas moi mais ma sœur. Et à cette simple idée, mon regard s’assombrit un peu.
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