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MERCI DE PRENDRE EN PRIORITÉ LES RÔLES MASCULINS

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 GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt

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Thybalt A. Andreotti
LA MANIPULATION & LA TRICHERIE ♠ sont un art, n’est pas Giulio Andreotti qui veut.

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MessageSujet: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Mer 28 Sep - 20:06





IS IT A BOY OR A GIRL
Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne doit pas montrer.

Il n'écoutait pas ce qui se disait autour de lui. Les bureaux de votes venaient d'ouvrir, le premier tour lancé, pourtant en cet instant Thybalt Andreotti se désintéressait de sa campagne comme de sa toute première chemise, une Saint-Sens en soie bleu myosotis offerte par Reena pour ses quatorze ans. Les yeux rivés sur l'écran de son BlackBerry il attendait avec appréhension le message de sa meilleure amie. Rachele ne le contactait jamais lorsque quelque chose de futile se passait en temps de campagne, il le savait pour avoir déjà vécu un an de sénatoriale sans avoir reçu la moindre nouvelle d'elle si ce n'était pour les évènements importants. Aussi son message alarmiste inquiéta aussitôt le jeune ancien sénateur. Le message énigmatique lui fit redouté - un instant - une rechute, ancienne alcoolique Rachele était sobre depuis quelques temps déjà, cependant pour avoir eut un temps un certain penchant pour la boisson, il savait à quel point une bonne bouteille pouvait devenir votre pire ennemi en période de doute. Et de doute, la vie de Rachele comme celle de Thybalt, en était rempli. Leur vie sentimentale était aussi chaotique l'une que l'autre. Il s'était renseigné sur ce Joshua en voyant Julian lui décocher une coup de poing magistrale à la soirée de la jeune blondinette. Il s'inquiétait pour elle, et l'avait considéré longtemps comme une seconde soeur. Il avait chargé un vieil ami d'enquêter sur ce peintre, Rachele avait eut sa dose de mauvaise rencontre pour les dix prochaines vies à venir, aussi lui avait-il semblé nécessaire de se méfier d'un brun ténébreux, artiste de surcroît, débarqué dans sa vie si brusquement, sans qu'elle ne lui en touche un mot. Il était en couple, mais Thybalt n'était pas de ceux qui jetterait la pierre à ce sujet, n'avait-il pas épousé une femme fiancée à un autre homme ? Coupable. N'était-il pas marié à une femme qui n'assumait pas leur relation ? Coupable. N'avait-il pas touché un mot de ce mariage arrangé à sa meilleure amie ? Coupable. Il était le premier à savoir que le coeur avait parfois ses raisons. La situation financière de Joshua n'était pas exemplaire, mais pour être né dans une famille modeste et être devenu rentier à sa majorité, il n'était pas non plus prompt à juger. Ce Joshua avait l'air d'être un type bien, si Julian était son ami on pouvait s'interroger, mais Thybalt faisait confiance à son instinct. Enceinte. La nouvelle le laissa sous le choc quelques instants. Il pensa au nombre de rapports non protégés qu'il avait eut avec Tosca, le couple ne parlant pas de contraception, et se demanda ce qu'il ressentirait si, dans leur situation actuelle, elle lui annonçait une potentielle grossesse. Il flipperait, probablement. Il imagina Rachele, seule, affrontant ses tests de grossesses. Il se leva si brusquement que le silence se fit instantanément autour de la table de réunion. Tous s'attendaient à une déclaration du candidats, ils en furent pour leurs frais, il ne prononça pas un mot et se dirigea à grands pas vers la sortie de "l’aquarium", c'était ainsi que Tosca appelait cette salle vitrée de tous côtés, Puck sur les talons. C'était le jour de garde de Thybalt. En plus d'avoir refusé tout sexe, toute nuit ensemble, il avait instauré un tour de garde pour le chien. Finalement, il avait déjà leur enfant. Il lui fallait maintenant gérer l'urgence baby boom de Rachele. Et peut être prendre Joshua entre quatre yeux si ce dernier refusait de prendre ses responsabilités. Thybalt était Sicilien et conservateur, mélange détonnant.

Il ouvrit la fenêtre passager de la voiture de sport afin que Puck puisse passer sa tête par l'ouverture et, langue et oreilles au vent, profiter de l'air frais. Il se gara devant la résidence de Rachele dans un crissement de pneu après avoir fait quelques arrêts en ville. Il se doutait qu'un journaliste devait se tenir sur ses talons mais ... Qu'est ce qu'il s'en foutait pour le moment. "JE SUIS LA !" Cria t-il depuis le hall d'entré après avoir déverrouillé la porte à l'aide de la clé de secours planquée dans l'avant toit. Le chien sur ses talons, un immense sac de course en kraft dans les bras, il débarqua dans le salon pour y découvrir sa meilleure amie, assise au milieu d'un rond de boîte vide de teste de grossesse, en déshabillée de soie et petite robe de chambre légère. Elle avait pleuré apparemment et semblait complètement flippé. "Ok, je me suis arrêté en ville prendre un kit d'urgence. Du café, un déca pour toi, c'est pas bon pour ... enfin bref. J'ai également fait le plein de test en plus, toutes les marques, pleins de couleur de résultats différents, en toutes lettres, en codes, en couleur... La totale. J'ai aussi acheté une batte au cas où il faudrait briser les genoux de ton amoureux s'il fait le difficile. Des compresses de gel qui se transforment en glace, au cas où Julian apprendrait la chose et irait trouver Joshua. Ah et aussi cela. La bible de ce qu'il faut savoir sur une potentielle grossesse et la façon de s'assurer que tu es bien enceinte. Et de la glace, au chocolat et pecan " Enceinte. Wha, il avait l'impression que leurs vies allaient changés










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Rachele d'Aquino
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MessageSujet: Re: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Jeu 29 Sep - 8:51




YOU LOOK TIRED.

Deux jours s’étaient passés depuis qu’elle avait fait son premier test. La veille, Rachele était retournée à la pharmacie, et cette fois, c’était une demi-douzaine de tests qu’elle avait achetée. Bien sûr, elle avait planqué son petit sac plastique à l’abri des deux curieux, dans sa chambre, là où aucun d’eux n’était autorisé à fouiller : son tiroir à sous-vêtements. Elle avait fait jurer le silence à Nemo, et n’en avait pas encore touché un seul mot à son jumeau. Après tout, un test pouvait se tromper. Etre faux. Ça se voyait souvent. La jeune femme essayait de se rassurer comme elle pouvait. Ce matin, elle avait foutu à la porte les deux hommes avec qui elle vivait pour le moment, les privant de leur clé de la maison et leur interdisant formellement de remettre les pieds chez eux avant la tombée de la nuit. Elle avait prétexté un besoin d’être seule pour écrire, un besoin de calme et de tranquillité. Elle n’avait menti qu’à moitié. Elle avait réellement envie d’être seule, pendant qu’elle recommençait le test. Elle n’avait pas pris le temps de s’habiller, et déambulait dans la maison en tenue de nuit. Elle s’était préparé un bon litre de thé – des munitions pour aller aux toilettes – et avait pris son téléphone avec elle. Pour appeler qui, ça, elle ne savait pas encore. Si jamais il s’avérait qu’elle était bel et bien enceinte, elle ne pourrait pas simplement appeler Joshua et le lui dire au téléphone. C’était le genre d’informations qu’on méritait d’entendre de vive voix. Seulement, elle ignorait quelle serait la réaction de ce dernier. Ce n’était pas comme si leurs vies ne tournaient pas déjà au chaos total pour qu’on y ajoute un bébé. Enfin. Il fallait d’abord vérifier. Le premier second test s’avéra positif également. Double zut pour Rachele. Et cela alla en continuant. Après le troisième test raté/réussi, elle n’y tint plus. Elle envoya un SMS à la seule personne un tant soit peu sensée qu’elle connaissait dans le coin. Celui dont les conseils avaient toujours porté leur fruit. Thybalt. Son meilleur ami saurait non seulement trouver les mots pour la réconforter, mais aussi l’aider à définir ce qu’il fallait qu’elle fasse. Après un échange écrit – durant lequel elle eut le loisir de se rappeler que si Julian ne se chargeait pas du cas Joshua quand il l’apprendrait, deux autres hommes de sa vie se feraient un plaisir de s’en occuper, la surprise de découvrir que Thybalt était toujours aussi intelligent et observateur même quand il était loin d’être sobre et qu’il avait mené sa petite enquête personnelle sur le compte du peintre, et l’honnêteté de s’avouer enfin qu’elle était irrévocablement amoureuse de Joshua – Thybalt finit par lui annoncer qu’il arrivait. Alors, et alors seulement, Rachele s’autorisa enfin à craquer. Les larmes se mirent à rouler le long de ses joues, tandis qu’elle se laissait lentement glisser au sol, et se retrouvait entourée de toutes les boîtes de test de grossesse qu’elle avait faits. Telle était la triste réalité : elle était enceinte. Elle avait beau voté pour un parti qui prônait le droit à l’avortement, elle savait qu’elle en serait tout bonnement incapable. Et avec sa famille qui croyait au mariage avant la fondation d’une famille, elle se retrouvait simplement dans le pétrin le plus complexe de sa vie. Restait en plus de tout ce méli-mélo les doutes qu’elle avait quant à la réaction de Joshua. Est-ce qu’il serait content ? Fâché ? Est-ce qu’il assumerait ? S’il quittait son actuelle copine juste parce qu’il avait mis une autre femme en cloque, est-ce que ça voudrait dire qu’il l’aimait assez pour élever un bébé avec elle, ou juste parce que c’est ce qu’il se devrait de faire ?

Au bruit du crissement des pneus à l’extérieur, la jeune femme essuya ses joues et ses yeux du revers de la main. Elle n’eut cependant pas le courage de bouger de là où elle était. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle entendit le son de la clé de secours dans la serrure, la porte qui s’ouvrait et se refermait, et des pas dans l’entrée. "JE SUIS LA !" Rachele discerna aussi le claquement de quelque chose de plus petit sur le parquet, et elle aperçut Puck, le petit chien qu’elle avait déjà vu une fois chez Thybalt, quand, absent de sa maison véronaise, elle avait pu discuter avec Maria, qui était suivi de très près par son maître. Ce dernier tenait un énorme sac en papier dans les bras, d’où s’échappaient des effluves de café. "Ok, je me suis arrêté en ville prendre un kit d'urgence. Du café, un déca pour toi, c'est pas bon pour ... enfin bref. J'ai également fait le plein de test en plus, toutes les marques, pleins de couleur de résultats différents, en toutes lettres, en codes, en couleur... La totale. J'ai aussi acheté une batte au cas où il faudrait briser les genoux de ton amoureux s'il fait le difficile. Des compresses de gel qui se transforment en glace, au cas où Julian apprendrait la chose et irait trouver Joshua. Ah et aussi cela. La bible de ce qu'il faut savoir sur une potentielle grossesse et la façon de s'assurer que tu es bien enceinte. Et de la glace, au chocolat et pecan " Ouah. Il avait l’air aussi flippé qu’elle. Comme si ça avait été lui le futur papa. La blondinette se releva tant bien que mal, tandis que son ami déposait les munitions sur le bar américain de la cuisine. « T’as une sale tête. » Oui, je sais, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Rachele s’approcha de son meilleur ami qui la prit dans ses bras. Elle aurait pu savourer le réconfort de l’étreinte, si l’un des (nombreux) désavantages de la grossesse ne s’était pas manifesté. « Thyb, ton après rasage empeste… » Elle dut s’écarter de lui assez rapidement, elle ne voulait pas être prise de nausées en plus du reste.


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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Jeu 29 Sep - 11:18





" LET'S TALK ABOUT THIS "
Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne doit pas montrer.

Thybalt avait grandi auprès d'une sublime rouquine qui se servait de ses charmes comme d'une arme de destruction massive, aussi prétendait-il s'y connaitre en urgence féminine. A quinze ans sa sœur l'avait envoyé acheter des tampons dans une pharmacie de garde parce qu'elle était en rupture de stock et que les "anglais avaient débarqués". A dix-sept ans il lui avait tenu la main lorsqu'elle avait fait son premier test de dépistage de MST après avoir surpris son petit ami dans les bras d'une de ses copines d'université. A dix-neuf ans il avait fait le plein de tests de grossesses dans une parapharmacie, y laissant un beau petit pactole avant de la retrouver dans un hôtel louant ses chambres à l'heure afin d'attendre derrière la porte de la salle de bain qu'elle eut fait pipi sur les bâtonnets et durant trois minutes il s'était préparé à la soutenir, à bafouer ses principes moraux si elle désirait ne pas le garder et à l'accompagner à la Clinique pour se faire avorter. Heureusement, Reena n'était pas enceinte. A vingt-deux ans elle l'avait supplié de venir choisir avec elle sa lingerie de lune de miel. A la fin de cet été, il n'avait plus eut à résoudre d'autres crises, sa sœur n'était plus. Rachele comptait beaucoup pour lui, dire que leur toute première rencontre avait fait jaillir entre eux des étincelles d’inimitié, difficile de l'imaginer désormais tandis qu'il plaquait tout pour la retrouver et l'épauler. Son crochet à la pharmacie fit de lui le meilleur client de la semaine, cela lui attira aussi les regards curieux de quelques clients lorsqu'il déposa son chargement sur la caisse. Il attrapa aussi dans le rayon animalier de quoi nourrir Puck en cas de campement prolongé chez sa presque soeur. Le chien approuva le choix de son maître d'un jappement appuyé. L'espace d'un instant, Thybalt envisagea de le déposer chez Tosca, de rompre son propre règlement, ne pas se voir sauf si c'était pour leur "quête", elle lui manquait. Il se recentra aussitôt, il n'était pas l'heure de s’apitoyer sur sa relation sentimentale torturée et tortueuse, Rachele avait bien assez de problèmes comme ça pour qu'il ne se ramène pas son cœur blessé en bandoulière. " Grimpe ! " Ordonna-t-il au chiot qui n'en était plus vraiment un tant il avait poussé ses dernières semaines, pataudemment le chien se hissa à l'avant de la voiture sportive, il avait du mal à se faire à son nouveau physique élancé, à coup sur la vision du chien marchant avec l'air d'un alcoolique, ferrait rire Rachele dès lorsqu'elle serait en état de penser avec plus de légèreté. Il s'arrêta quelques minutes devant "Espressamente Illy", le starbuck italien, le temps de faire le plein de café et de glace, il connaissait Rachele, la glace et le café ne seraient pas du luxe. Une fois de plus, Thybalt se demanda s'il serait capable de prendre un parti neutre, de défendre à la fois le droit de vie de cet enfant, si enfant il y avait, tout en parlant sans culpabilité d'avortement. Il était catholique, pour lui un enfant était un don de dieu, un don qui de préférence devait s'offrir entre époux légitimement marié, bien sur il était aussi ouvert d'esprit, il avait conscience que le monde dans lequel il vivait était différent de celui pour lequel son mode de vie aurait été fait, le moyen-âge. Il réprouvait l'avortement, son parti ne le tolérait pas, dans les faits, tout comme l'homosexualité devait être réprouvé, pourtant Thybalt défendait le droit de chacun à s'épanouir qu'importe sa sexualité, et il tolérait l'avortement, quand il le fallait. Pourtant, il n'aurait supporté que Tosca se fasse avortée. Mais il ne s'agissait pas de lui et de Tosca, il s'agissait de Rachele et Joshua, leur histoire n'en était pas au même point et de toute évidence, Rachele avait besoin de lui pour y voir plus claire. Elle était enceinte, elle n'était même pas sur de compter suffisamment aux yeux de Joshua pour prendre une décision seule concernant l'annonce ou non de sa grossesse. Thybalt espérait pouvoir l'aider, même si cette aide passait par la mise sur le grill du jeune homme en question. Lorsqu'il débarqua dans la rue de Rachele il mit de côté son angoisse et se promis de se consacrer à elle. Il était nerveux. Nerveux parce qu'elle ne l'aurait pas appelé si elle n'était pas sur du résultat. Elle avait l'air épuisé, sur la brèche, qui l'en blâmerait dans pareilles circonstances. Sentant que la situation nécessitait du réconfort, Puck se mêla à leur étreinte éphémère, Rachele ne supportant pas l'odeur de son après rasage. Il grimaça un sourire contraint.

" J'ai une sale tête et je pue. J'aime toujours autant ton accueil. " Il contourna le bar, ouvrit le robinet d'eau de la cuisine et se passa la tête sous le jet avant même qu'elle n'eut pu esquissé un geste, trop occupée qu'elle était à éviter les assauts de la langue granuleuse du chien. Les cheveux dégoulinant il leva ensuite vers elle son visage souriant. " Problème un et deux résolus. Attaquons la glace fillette et parlons ! " Il jeta un os qu'il avait acheté au chien et celui-ci se désintéressa d'eux. " Pas de doute, tu es enceinte. Maintenant raconte moi tout, mon détective privé s'est documenté sur ton gus, mais toi petite blondinette tu ne m'as pas parlés de lui. J'en déduis que tu es mordu mais que tu avais peur de mon jugement. Parle j'écoute, je ne juge pas, et je promets de ne pas le tuer. "







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Rachele d'Aquino
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MessageSujet: Re: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Jeu 29 Sep - 13:53




NEXT TIME I'LL BE BRAVER.

" J'ai une sale tête et je pue. J'aime toujours autant ton accueil. " Rachele ne put s’empêcher de pouffer doucement de rire après cette phrase. Non pas que Thybalt avait un grand avenir tout tracé dans la comédie, c’était simplement la manière dont il avait de le dire. Avant qu’elle n’ait pu rétorquer quoi que ce soit, l’ex sénateur avait contourné le bar et se plongeait à présent la tête sous le robinet qu’il venait d’ouvrir. Okay. Ça, c’était radical. Mais au moins, si ça leur permettait de ne pas avoir à se tenir à deux mètres l’un de l’autre, elle n’allait pas critiquer le moyen. Elle s’éloigna de quelques pas et s’approcha d’un placard, duquel elle sortit une serviette qu’elle lança à son ami. Réception parfaite. Puck l’avait suivie, la reniflant sans interruption. Heureusement qu’elle avait mis le chat dehors pour qu’il aille faire un tour, elle n’imaginait même pas l’affrontement entre félidé et canidé. " Problème un et deux résolus. Attaquons la glace fillette et parlons ! " La jeune femme contourna alors le comptoir et sortit d’un tiroir deux cuillères à café. Elle les planta, presque victorieusement, dans le pot de glace dont on avait ôté le couvercle et le film plastique protecteur, puis partit à la recherche de deux bols. Tandis qu’elle fouinait dans sa propre maison, Thybalt jeta un os à son chien pour l’occuper pendant que les « adultes » allaient discuter. Voilà, elle les avait trouvés ! Elle avait juste oublié qu’elle les avait encore changés de placard. " Pas de doute, tu es enceinte. Maintenant raconte-moi tout, mon détective privé s'est documenté sur ton gus, mais toi petite blondinette tu ne m'as pas parlé de lui. J'en déduis que tu es mordue mais que tu avais peur de mon jugement. Parle, j'écoute, je ne juge pas, et je promets de ne pas le tuer. " Rachele esquissa un sourire contrit. « J’aimerais autant que tu ne le tues pas, effectivement. Et ça serait bien que tu arrêtes de faire des enquêtes sur mes amants. Mon père s’en charge déjà. Et puis, est-ce que j’enquête sur ta femme, moi ? Non. Et si je ne le fais pas, ce n’est pas seulement parce que j’ignore jusqu’à son nom ou son apparence, mais parce que je crois que tu es assez grand pour savoir ce que tu fais, monsieur le politicien. » Elle attrapa le pot de glace dans une main, l’autre tenant déjà les deux bols, et fit signe à Thybalt de la suivre jusqu’au canapé. Elle posa la glace sur la table basse et s’excusa. Pendant une minute, elle disparut dans sa chambre, et quand elle revint, elle avait passé une chemise foncée à carreaux, qui appartenait soit à Julian, soit à Cesare, et un jean. Mais plus important que sa tenue, elle avait ramené une feuille de papier, qui n’était autre que le fameux portrait de Joshua que sa mère avait fait à son réveil à l’hôpital, et qu’elle avait montré au peintre pendant leur séjour à Rome. Elle l’avait gardé à leur retour, simplement pour éviter à son amant que sa petite amie ne lui pose des questions embarrassantes sur l’esquisse. Elle s’assit en tailleur sur le canapé et tendit le dessin à Thybalt. Dans le coin en bas à droite, la date était inscrite. Cela montrait bien que le portrait ne datait pas d’hier. Il était daté de sept ans environ. Rachele attrapa le déca, que Thybalt avait amené avec son propre gobelet de café sur la table, et en but une gorgée, puis elle les servit tous les deux en glace et lui tendit un bol. « C’est une histoire de dingue. Je t’assure. Si tu me crois pas une fois que je l’aurai racontée, je t’en voudrais absolument pas. »

Et elle raconta. Elle raconta et raconta, sans presqu’aucune interruption. Elle avait sans aucun doute des talents de conteur, car Thybalt ne dit pas un mot pendant qu’elle parlait. Elle lui décrivit l’apparition de Joshua dans son esprit pendant qu’elle était sur la table d’opération, cette sensation qu’elle avait eu de perdre pied, et l’impression qu’il l’avait retenue, empêchée de partir. Comme quoi, si ses parents et son frère pensaient qu’elle ignorait être morte une minute sur le billard, ils se trompaient lourdement. Elle lui expliqua qu’à son réveil, elle avait décrit l’homme imaginaire à sa mère pour qu’elle en fasse un portrait. Elle raconta que ses nuits avaient ensuite été complètement hantées par ce visage, sans qu’elle ne se l’explique. Elle lui narra à quel point elle avait fini par être obsédée par les traits de profil de son inconnu mystérieux, au point d‘écrire un livre qui relatait presque sa propre expérience de l’inconscience. Elle dépeignit sans l’ombre d’un doute la scène qui avait eu lieu dans une des librairies de Vérone quand Joshua était apparu devant elle, la douleur électrique qu’elle avait ressenti en saisissant sa main. Elle lui expliqua comment elle l’avait cherché ensuite, ne le trouvant que par hasard, lui et sa galerie de peinture, elle raconta comment l’électricité s’était transformée en chaleur à leur plus grande surprise. Elle décrivit le manque qu’ils avaient ressenti chacun de leur côté, pendant les deux semaines où ils ne s’étaient pas vu, puis elle expliqua qu’elle avait essayé d’empêcher l’adultère, qu’elle l’avait mis à la porte et qu’il était revenu à la charge. Ce fut le seul instant de sa narration où elle rougit. Elle n’eut pas besoin de lui parler de la fête, comme il y avait été spectateur. Elle lui confessa ensuite le voyage à Rome, pendant lequel elle avait juste voulu se dévoiler un peu plus au peintre, elle qui restait si secrète sur sa vie et sa personnalité en temps normal. Et elle termina son récit par l’absence de communication qu’ils avaient instaurée depuis leur retour, elle trop occupée à faire remonter la pente à son filleul, et lui vacant à Dieu seul savait quoi. Une fois qu’elle eut fini de parler, elle releva les yeux vers Thybalt et le fixa avec appréhension. « Tu fais la même tête que lorsque le prof de maths nous a mis en binôme. Je sais pas si ça veut dire que tu me crois ou si tu penses que je suis bonne pour l’asile… »


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MessageSujet: Re: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Ven 30 Sep - 11:15





" I WILL TELL YOU EVERYTHING "
Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne doit pas montrer.

« Tu fais la même tête que lorsque le prof de maths nous a mis en binôme. Je sais pas si ça veut dire que tu me crois ou si tu penses que je suis bonne pour l’asile… » Elle parlait, parlait encore, racontant sans rien n'omettre de son histoire et plus les mots se déroulaient pour former des phrases dans l'esprit du jeune ancien sénateur plus il avait l'impression qu'elle mettait en mots sa propre histoire. L'accident, frôler la mort, être ramené à la vie par une vision, un appel et puis rêver, rêver encore, dessiner ses traits obsédants qui vous hantaient toujours, n'importe où. On aurait dit qu'elle lui racontait ce qu'il avait vécut durant des années en se pensant seul. Il n'arrivait pas à dire un mot, pourtant il était le plus à même de la comprendre en cet instant. Il avait vécut tout cela, des mois auparavant, des années plus tôt. Les rêves, le courant électrique, la chaleur, l'impression de ne plus se contrôler, être irrémédiablement attirer par l'autre, la chaleur qui se transformait en besoin irrépressible, l'amour plus intense que jamais, les sensations décuplés, l'impression d'avoir attendu cela toute sa vie, de l'avoir toujours chercher sans même s'en apercevoir et enfin se sentir à sa place auprès de sa compagne ou de son compagnon. Il était le seul à pouvoir comprendre aussi intimement son expérience. Sa glace fondait, intacte, dans son bol, son café refroidissait dans son gobelet en carton. Comment lui expliquer, lui dire alors qu'il s'était cru malade, il découvrait qu'il ne l'était en rien, Tosca n'avait pas rêvé de lui, elle ignorait tout de son existence, elle ne comprenait pas totalement. Rachele, elle pouvait le comprendre. Mais alors qu'il aurait du quelque chose les mots refusaient de sortir de sa bouche, il se rappelait ce que Tosca lui avait dit, sa crainte qu'en ébruitant leur histoire quelque chose de dramatique se passerait. Mais c'était Rachele, Rachele qui avait été ce qui se rapprochait le plus d'une soeur ses dernières années. Il pouvait lui faire confiance. Il lisait dans ses yeux son honnêteté. Elle avait peur, peur qu'il la prenne pour une folle, qu'il la fasse interner. Ses yeux se posèrent sur le dessin que la mère de son amie avait réalisée sous la dictée de sa fille. " Ne bouge pas. " Murmura t-il en se levant. Puck se redressa mais un ordre bref le fit se rallonger sur le sol et reprendre le mâchouillage de son os. Il surprit la mine peinée de sa meilleure amie mais continua de se diriger vers l'entrée. Il quitta la maison et déverrouilla sa voiture à distance. Il ouvrit le coffre et en sortit un carton qu'il avait l'intention de déposer dans la salle de photo de Reena plutôt que dans son bureau au QG où tous pourraient le trouver. Saisissant le carton à bras le corps il repartit vers la maison après avoir verrouillé la voiture. Il trouva Rachele l'a où il l'avait laissé. Il déposa le carton sur la table basse. Il s'assit à côté de Rachele sur le canapé. Il prit sa main dans la sienne. " Quand j'ai perdu Reena, j'ai faillis mourir lorsque l'on m'opérait. Une jeune femme m'est apparu en rêve, dans la maison de Juliette, ici à Vérone, vêtue d'une robe, elle m'a supplié de vivre... Mon coeur est repartit de justesse mais j'ai survécu. Je n'ai eu de cesse de rêver d'elle ensuite, mais ce n'était pas la première fois que cela arrivait, j'avais quatorze ans la première fois... Ces rêves m'on poussés à venir ici... Tu te souviens lorsque je gribouillais tout le temps en cours ? C'était elle que je dessinais. A chaque minutes. Chaque secondes je pensais à elle constamment. Lorsque je l'ai retrouvé, le moindre contact nous électrocutait presque, puis la douleur s'est transformé en chaleur, en caresse apaisante. Nous avions beau lutter ... " Il passa une main dans ses cheveux. " Il faut que tu me promettes de ne pas en parler.... Je te fais confiance, n'en doute pas, mais je ... Je risque de la perdre, de tout perdre si elle sait ... " Elle hocha la tête, il vit qu'elle se demandait s'il plaisantait, s'il avait réellement vécut cela aussi. " Peut être est ce que tu vas comprendre mieux certaines choses. Pourquoi je me comporte ainsi, pourquoi je fais tant de secrets sur ma femme... " Il ouvrit le carton et étala son contenu sur la surface vitrée. Des dizaines de carnet d'esquisses, des croquis au fusain, au crayon, au bic, tous de la même femme, tous à des périodes différentes, tous datés, les plus vieux avaient dix ans, les plus récents quelques semaines tout au plus. Tosca Dal Cappello aux différentes périodes de sa vie. " Croit moi, je ne te prends pas pour une folle. " Murmura t-il. " J'ai cru que je devenais fou, que j'étais malade. Mais nous ne sommes pas malades n'est ce pas ? " Il soupira. " Et je crains fort que ce ne soit que le début ... " Alors, il lui dit tout à son tour. Sa rencontre avec Tosca, sa bataille pour lui faire accepter ses sentiments, Mattéo, les frères et cousins de Tosca, l'amour caché, sa fuite à Rome, la détection de la tumeur, les migraines, le claudiquement qui réapparaissaient lorsqu'il était loin d'elle, le besoin d'être auprès d'elle. Il lui parla des doutes de la jeune femme, des raisons de leur mariage, de sa peur de la perdre, de la voir disparaître, il lui parla aussi des rêves de Tosca, de ce futur qu'elle prétendait connaitre. Il ne lui cacha rien et étrangement il se sentit soulagé, quelqu'un enfin pouvait le comprendre. Les portes de la folie Rachele les avaient vécues aussi.








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Rachele d'Aquino
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MessageSujet: Re: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Mar 1 Nov - 20:18




NOW A NEW DAY COMES.


Une fois que Thybalt eut fini son récit, Rachele mit quelques secondes avant de réagir. Elle resta silencieuse, de peur que ce qu’elle pourrait dire soit mal exprimé, et donc mal pris par son ami. Elle observa les esquisses de Tosca, la reconnaissant à peine les yeux posés sur les dessins. Avec une certaine hésitation, elle finit par tendre la main vers la table basse et prit l’un des croquis entre ses doigts, l’approchant ainsi un peu plus près de son regard. Elle aurait aimé avoir la capacité de son ami pour le dessin, elle avait tant de fois voulu reproduire le visage de Joshua, le coucher sur le papier. Peut-être cela aurait rendu le rêve plus réel, ou peut-être que cela l’aurait plongée un peu plus derrière le seuil infranchissable de non-retour de la folie. Finalement, sachant qu’un silence plus prolongé risquait de créer un froid, elle reposa l’esquisse sur la table basse, et poussa un soupir des plus significatifs. Elle se passa une main devant le visage, et frotta ses yeux, fatiguée. Un instant, Rachele se demanda si la grossesse avait des effets sur le sommeil et sur la fatigue d’une personne. Il faudrait qu’elle vérifie sur internet plus tard. « Quel merdier. » Elle se leva, et se dirigea vers le frigo, d’où elle sortit une bière – pour Thybalt – et un coca pour elle. C’était le seul truc un tant soit peu plus fort qu’elle pouvait se permettre, qu’elle soit enceinte ou non. Elle décapsula les deux bouteilles et tendit la première à son ami quand elle revint s’asseoir. « Je t’aurais bien proposé quelque chose de plus fort, mais j’ai ramené mon filleul chez moi, alors j’ai vidé les bouteilles que Julian avait planquées dans l’évier. » Elle but une gorgée de son soda. « Dieu sait pourtant que c’est dans ce genre de situations que je donnerais tout pour un bourbon. » Nouvelle gorgée. « Donc. Pour résumer, nous avons tous les deux vus en rêve les personnes dont nous sommes tombés fous amoureux ici, à Vérone. Enfin, je suppose maintenant qu’on était atteint bien avant Vérone. Mais les deux autres ne nous avaient jamais vus en rêve, ils ignoraient tout de notre existence, enfin, à part notre côté « célébrité » d’auteur et de sénateur. » Elle s’arrêta un instant. « Qui plus est, histoire de faire compliqué au possible, nous nous retrouvons chacun avec une personne déjà en couple, pour lesquelles on fout leur vie en l’air complètement. Enfin, toi, elle t’aime, au moins. » La blondinette détourna le regard, ses yeux se portèrent sur un point fixe mais invisible. La suite des mots qui s’échappèrent de ses lèvres ne fut que murmure. « Comment as-tu fait pour que ça ne te ronge pas de l’intérieur, ça me dépasse. » Elle ne supportait pas la simple idée qu’à cet instant, Joshua était avec elle, qu’il faisait comme si la semaine à Rome n’avait pas eu lieu, tout cela la rendait certainement plus malade et nauséeuse que l’après-rasage de son meilleur ami. Mais plutôt que de continuer à se débattre avec ses idées noires, la jeune femme préféra se concentrer sur son nouveau problème, et il ne s’agissait pas là de sa grossesse. « Tu crois qu’on est les seuls comme ça ? C’est tellement… » Elle fit un geste avec ses bras, comme pour montrer l’énormité de l’évènement. « …bizarre. Dingue. Et qu’on retrouve nos deux âmes sœurs, si tu me passes l’expression, pile poil à Vérone, tous les deux… C’est n’importe quoi. C’est comme s’il y avait une conspiration de l’univers derrière ça. J’veux pas jouer ma parano, mais tu avoueras toi aussi que c’est complètement fou, cette histoire. » Rachele posa sa bouteille de soda sur la table basse, à distance des dessins pour que la condensation n’y laisse pas de traces et ne les détériore pas, puis passa ses bras autour de ses genoux, qu’elle avait repliés contre sa poitrine. « J’pourrais pas. Je sais que je suis loin d’avoir été une fille sage au lycée, et même après, mais j’pourrais pas avorter. Même si lui ne veut pas de moi, même s’il veut pas entendre parler de ce bébé, je veux le garder. » Elle posa le regard sur Thybalt. « Même si j’ai la trouille. J’ai été une gosse épouvantable. Tu crois que je pourrais mieux me débrouiller en mère ? »


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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: GET OUT IT'S A PREGNANCY EMERGENCY - Rachele & Thybalt   Lun 12 Déc - 19:50



« Quel merdier. » Oui, merdier était le mot. Un sacré, foutu, merdier. Thybalt n’avait pas l’habitude de se confier, pourtant Rachele était l’une de ses plus vieilles amies. Il l’avait connu au Lycée, et même lorsqu’ils avaient tous les deux connus les joies de se retrouver sous les projecteurs, ils avaient continués à se fréquenter, même de loin, même par vidéoconférence interposées. Il l’aimait, comme il aurait aimé une sœur, comme il avait aimé une sœur. Et jamais encore il ne s’était aussi senti comprit par elle. Elle ne jugeait pas, elle ne le prenait pas pour un fou. Elle avait simplement décidé de le croire et de continuer d’aller de l’avant, de chercher une solution ou des réponses. Il se sentait soulagé. Enfin il avait parlé de ce poids qui reposait sur ses épaules depuis des années, il lui avait tout dit. Et il se sentait bien. Tosca désirait que leur relation entière reste secrète, que rien ne filtre, qu’ils ne parlent à personne d’eux. Peut-être afin de pouvoir plus facilement s’éloigner de lui, soufflait la petite voix paranoïaque qui logeait près de son cœur. « Je t’aurais bien proposé quelque chose de plus fort, mais j’ai ramené mon filleul chez moi, alors j’ai vidé les bouteilles que Julian avait planquées dans l’évier. » Elle but une gorgée de son soda, il l’imita. « Dieu sait pourtant que c’est dans ce genre de situations que je donnerais tout pour un bourbon. » Un sourire effleura les lèvres de Thybalt. « Ce ne serait bon pour aucun d’entre nous, ni pour toi, ni pour moi, et encore moins pour le Goaul’d qui te squatte le nombril. Restons au soda, même si tu sais à quel point j’adore le Bourbon. » Il avait réussi à lui tirer un sourire, c’était déjà ça de gagné, une chape de gros temps semblait flotté au-dessus du salon de la blondinette, le sujet abordé n’était pas des plus léger en même temps. « Donc. Pour résumer, nous avons tous les deux vus en rêve les personnes dont nous sommes tombés fous amoureux ici, à Vérone. Enfin, je suppose maintenant qu’on était atteint bien avant Vérone. Mais les deux autres ne nous avaient jamais vus en rêve, ils ignoraient tout de notre existence, enfin, à part notre côté « célébrité » d’auteur et de sénateur. Qui plus est, histoire de faire compliqué au possible, nous nous retrouvons chacun avec une personne déjà en couple, pour lesquelles on fout leur vie en l’air complètement. Enfin, toi, elle t’aime, au moins. » Thybalt accusa le coup, Blondie ne pouvait savoir à quel point elle visait là où le bas blessait. Oui, il avait foutu en l’air la vie de Tosca, il avait tout bouleversé, il lui imposait son amour, ne le lui avait-elle pas déjà assez repproché ? Mais pour autant, il ne pouvait pas affirmer qu’elle l’aimait tel qu’il l’aimait lui-même. N’avait-elle pas fuit plusieurs fois ? Ne l’avait-elle pas repoussé ? Ne conservait-elle pas sa bague de fiançailles, celle d’un autre homme ? « Comment as-tu fait pour que ça ne te ronge pas de l’intérieur, ça me dépasse. » Il soupira, passa une maine dans ses cheveux et bu une gorgée de bière. « Je crois que cela m’a rongé de l’intérieur, à tel point que j’ai quitté Rome pour m’exiler ici, à tel point que je suis en train de foutre ma carrière en l’air en redémarrant de zéro pour une femme que j’aime certes, mais qui croit que cet amour n’est pas son choix. » Il malaxa à nouveau sa nuque et laissa échapper sa théorie. « Je me croyais seul jusqu’à aujourd’hui, Tosca n’a jamais eut de sacrosainte vision telle que toi ou moi en avons eut, elle ne m’avait jamais vu, elle ne s’intéresse même pas à la politique. J’ai toujours cru que mon cerveau avait dijoncté lorsque je suis mort quelques secondes lors de l’accident. J’ai cru que j’étais tout seul… mais mainteant, toi ma plus proche amie, tu me dis avoir vécu la même chose. Tout est possible, nous sommes peut être des millions partout dans le monde ? Un peu comme dans Heroes, nos pouvoirs de médium se déclenche et bam … Nous voila à Vérone avec le cœur en berne et un poulichinel dans le tirroir pour toi. En fait, nous sommes des Vampires.» Une petite blague ayant pour but de détendre l’atmosphère mais qui conforta la blondinnete dans sa phase d’auto déprime, encerclant de ses bras ses genoux elle se replia sur elle-même et lui avoua qu’elle était incapable d’avorter, qu’elle voulait le garder, qu’importe ce que dirait Joshua. Il sourit et se leva, il s’assit près d’elle et encercla ses épaules de son bras. « Tu as fais des erreurs, cela ne veut pas dire que tu ne seras pas une excellent mère. Au contraire, tu as appris de ses erreurs, et tu es allé de l’avant sans les reproduire. Tu serras une bonne mère car tu as déjà épuisé ton capital malheur. Et puis, Kninou aura les meilleurs tontons de l’univers. » Elle leva un sourcil intrigué. « Kninou ? Ah bah contraction d’Aquino ? C’est pas trop mignon ? »







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