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MERCI DE PRENDRE EN PRIORITÉ LES RÔLES MASCULINS

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 Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro

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Andrea Maestriani

■ Messages : 17
■ Age du Personnage : 27
■ Logement : Une chambre d'hôtel...
■ Date d'arrivée à Vérone : 30/09/2011

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MessageSujet: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Ven 28 Oct - 2:18



crédits ϟ $hamr♣ck

Andrea Raffaele Maestriani

27 ANS ♣ CELIBATAIRE ♣ VERONE


Je m'appelle ANDREA MAESTRIANI, je suis d'origine ITALIENNE, je suis née et j'ai grandi à ROME. Si tu veux me souhaiter mon anniversaire c'est le 19 FEVRIER. Quand je fais ma déclaration d'impôt j'ai envie de déclarer que je suis plutôt AISE. J'ai mené ma barque jusqu'à aujourd'hui, de ce fait j'exerce le métier de CONSULTANT EN SECURITE INFORMATIQUE. En ce moment, je suis CELIBATAIRE. Comment ça pourquoi ? Mais, parce que JE N'AI TROUVE PERSONNE CAPABLE DE ME SUPPORTER. J'appartiens aux IMMORTALE SI REBELLA. C'est bien joli tout ça mais il serait peut être temps d'entrer dans les détails non ?!


you fingertips across my skin.


C’était l’été. Il faisait chaud, il faisait beau… En fait non, il faisait nuit, donc pas spécialement beau. Mais la nuit, c’était le moment préféré de Chris, Christopher Martin de son nom complet. Le reflet de la lune éclairait une partie de son visage, son air insolent faisait le reste. Il était beau comme un Dieu, et bien sûr, il le savait parfaitement.

« Même pas en rêve. »

Sa voix s’éleva dans les airs, transperçant le silence que seul perturbait le ronronnement de sa mustang cabriolet. Il n’avait pas cillé, pas remué le moindre centimètre de peau, alors qu’approchait frénétiquement un homme de vingt-cinq ans à peine.

« T’es pas sérieux !? »

Le dénommé Florent fit plusieurs fois le tour de l’automobile, sans parvenir à en détacher ses yeux. A le voir, on aurait dit un enfant au matin de noël. Mais la trottinette de luxe, aussi belle soit-elle, n’était pas pour lui. Et il le savait, il l’avait su avant même de la voir. Et il ne doutait pas non plus que Chris, bien qu’étant son meilleur ami, ne le laisserait jamais toucher à son jouet. Parce que c’était SON jouet, et que Christopher était tout sauf partageur. A bon entendeur…

« Comment tu l’as eue ? »
« Tu veux pas savoir. »

Le jeune homme mit fin à son manège, s’arrêtant à côté de son ami qui n’avait toujours pas bougé, les mains dans les poches, adossé à l’engin. En effet, il ne voulait pas savoir, et ne saurait probablement jamais. Le nombre de secrets que Christopher emporterait dans la tombe dépassait l’entendement, mais c’était mieux comme ça… et plus simple pour tout le monde. La seule personne au monde potentiellement capable de le plier à ses quatre volontés était une jeune femme - bien sûr -, si frêle que ça en devenait ridicule. Mais ça n’était pas n’importe qui : Béatrice, la cousine de Florent. Il l’avait croisée complètement par hasard, sans même savoir qui elle était, et avait immédiatement été attiré par elle. Rien à voir avec ces autres filles qu’il avait rencontrées tout au long de sa courte vie, celle-ci avait quelque chose d’unique qui rendait douloureux chaque moment passé loin d’elle. Pourtant… pourtant, il était incapable de céder à l’envie, dévorante, de passer chaque minute de sa vie à ses cotés. Ses activités nocturnes y étaient sans doute pour quelque chose.

« Ta femme te cherche, au fait. »

Il demeura impassible, malgré le tourbillon de sentiments qui le dévorait de l’intérieur. La colère, la frustration et le désespoir se mêlaient dans une danse endiablée que son estomac encaissait difficilement. Le chemin de la rédemption était long et parsemé d’embûches, et il doutait chaque jour un peu plus de sa réussite. Pourtant, il pensait avoir accompli le plus dur, après avoir conquis et épousé la femme qui l’avait rendu fou… Mais il avait sous-estimé son penchant pour les mauvaises fréquentations, l’adrénaline, et tout ce qui faisait ce qu’il était. Ce soir, cependant, serait la dernière fois. Il se l’était juré.

« Ecoute, j’ai rien dit quand t’as voulu faire le remake de Grease version non sous-titrée avec ma cousine, mais fini de jouer les bad boy, Danny Zuko. Tu vaux mieux que ça. »
« Tais toi et écoute. »

Il n’y avait rien à écouter, mais le silence était mieux que les leçons de morale façon Florent « Jiminy » Criquet. De toute façon, il s’attendait certainement à se faire remballer comme ça… Chris était le genre à devenir particulièrement imbuvable quand on abordait le sujet sensible que constituait Béatrice. Sa femme, il l’aimait, il l’adorait, il mourrait pour elle… mais surtout, il avait peur d’elle, de sa réaction s’il lui dévoilait celui qu’il était vraiment quand il n’était pas avec elle. Depuis qu’il avait croisé son regard, il s’était transformé, et se trouvait perpétuellement en proie à un conflit intérieur, opposant celui qu’il avait été, et celui qu’il voulait être avec elle.

Des bruits de pas se firent entendre un peu plus loin. Les deux compères se figèrent, cherchant l’origine de ceux-ci dans l’obscurité. Il était trop tôt pour leur rendez-vous, et trop tard pour qu’une âme perdue ose s’égarer dans une ruelle aussi sombre. C’étaient pourtant des pas incertains qu’ils entendaient. Légers, irréguliers… féminins.

« Béa- »
« -qu’est-ce que tu fais là !? »

Pour la première fois depuis qu’il était arrivé, Christopher se décolla de sa voiture pour aller à sa rencontre, jetant au passage un regard meurtrier à Florent. Pour être arrivée jusqu’ici, elle avait dû le suivre sans qu’il s’en aperçoive… Incapable !

« Je cherche mon mari. Il a tendance à disparaître sans prévenir, tu ne l’aurais pas croisé par hasard ? »

Il resta interdit, elle en profita pour venir se blottir dans ses bras. Elle ne lui en voulait pas… Et en réalité, sa colère de la voir dehors à une heure pareille s’envola également, alors qu’il sentait ses bras se refermer sur sa taille, et sa tête se blottir sur son torse. Naturellement, il l’avait entourée de ses propres bras, inspirant à fond l’odeur apaisante de sa chevelure rousse. Pendant un instant, le temps s’était arrêté sur ce moment parfait, mais la raison avait fini par reprendre ses droits. L’inquiétude, également.

« Tu ne devrais pas être là. »

Délicatement, il l’éloigna et planta ses yeux dans les siens. Bien sûr, elle savait à peu près ce qu’il faisait de ses nuits, elle en avait une vague idée… Et bien sûr, il avait accepté qu’elle soit présente, quelques fois. Mais cette fois, ce soir, c’était beaucoup trop dangereux. Et bien sûr, il savait d’avance qu’elle refuserait de se mettre à l’abri.

« Toi non plus. »

Il se démonta. Ou plus exactement, toute l’argumentation qu’il avait commencé à imaginer s’effondra lamentablement, ne laissant plus qu’un tas de cendres volatiles. Pour reprendre contenance, il ferma les yeux une seconde, puis chercha de l’aide auprès de Florent, resté en retrait jusque là. Celui-ci semblait aussi désarmé que lui. C’était aussi ça, la force de Béatrice : Une force de conviction inébranlable.

« C’est dangereux, va dans la voiture. S’il te plaît… »

Il la suppliait presque. Mais loin de s’en émouvoir, Béatrice observa le véhicule avec curiosité. Cependant, il ne lui fit pas le même effet qu’à son cousin, puisqu’elle n’y accorda pas plus de quelques secondes avant de se retourner vers son mari, arborant le même air insolent que celui qu’elle lui connaissait. Elle était sûre d’elle. Et plus que tout, elle était sûre de lui, et lui faisait savoir. Il la protégerait, envers et contre tous, et c’était précisément la raison pour laquelle elle ne craignait rien. Cette preuve d’amour et de confiance infaillible le rassurait, autant qu’elle l’effrayait. Que se passerait-il s’il échouait ? S’il la décevait, même légèrement ?
C’était peine perdue, elle ne cèderait pas. Au contraire, elle rejoignait son cousin, tirant son amoureux par la main, inconsciente du danger qui les guettait. Comment aurait-elle pu savoir ? Elle ne se doutait pas même une seconde de la nature de l’échange qui devait se faire, ce soir là. De ce qu’elle savait, ils étaient des délinquants de bas étage, principalement concentrés sur le trafic de pièces automobiles. Mais ce soir particulier, ils avaient décidé de s’essayer à quelque chose de nouveau, d’inédit : Les armes. Expérience fort intéressante, voire enrichissante, mais ô combien dangereuse… On ne traite pas de la même façon avec le petit délinquant du coin, et des terroristes du grand banditisme.

Un autre bruit de moteur retentit, puis ce furent deux phares qui jaillirent dans la ruelle, déchirant le voile de la nuit. La prise de Béatrice se resserra un peu plus sur la main de Christopher, reflétant l’adrénaline qu’elle souhaitait lui communiquer. Furtivement, il lui lança un regard inquiet, alors que lui traversait l’idée inconfortable qu’elle prenait goût à son style de vie. Plus que tout le reste, c’était ce qui l’effrayait le plus : l’idée qu’elle puisse un jour aimer cette vie, comme lui le faisait, quitte à se mettre en danger jour après jour. Gardant ces sombres pensées pour lui, il se contenta de lui masser tendrement le dos de la main, dans l’espoir de la détendre, puis la lâcha avec regret quand la berline s’immobilisa. Le regard déterminé, il se redressa de toute sa hauteur, et adopta à nouveau sa si chère insolence qui faisait sa renommée auprès de tous les petits délinquants de Marseille. Du coin de l’œil, il vit que Florent avait aussi fait un pas en avant.

La porte arrière s’ouvrit, et un premier homme en sortit, les dévisageant un à un. Sans un mot, il fit signe à un autre homme qui sortit à son tour. Ce dernier, qui ressemblait à un homme d’affaires, détonnait avec le décor qui les entourait. Il avait un complet noir, accompagné d’un chapeau, tout aussi noir. Autant dire que ce genre de ruelles ne lui était absolument pas approprié, et pourtant Christopher aurait juré n’importe quoi qu’il avait dû en voir plus que lui-même. Quelle importance, s’il payait…

« Vous avez emmené votre garde du corps ? Tout va bien se passer les garçons, n’ayez pas peur voyons… »

Était-ce ses mots, ou le regard qu’il avait posé sur Béatrice… ? Christopher sentit le sang qui bouillonna instantanément dans ses veines. Seule la perspective de savoir sa femme en danger s’il faisait le moindre faux pas l’aida à garder son calme. Et heureusement pour lui, ce fut Florent qui répondit, avec la désinvolture qu’on lui connaissait.

« Faisons ça rapidement, voulez-vous ? Je suis sûr que vous avez hâte de rejoindre votre femme, et moi aussi. »

L’homme dévisagea Florent pendant quelques instants, puis fit signe à son homme de main. Celui-ci alla au coffre et en sortit une mallette. De son côté, Christopher ouvrit son propre coffre de voiture, où étaient stockées une trentaine d‘armes différentes. Il n’accorda pas un seul regard à Béatrice, conscient qu’il perdrait la face s’il voyait sa réaction.

« Jolie cargaison… Un problème, mademoiselle ? »

Evidemment, ça, il ne l’avait pas prévu… Il releva la tête, et constata avec effarement les yeux ronds de surprise de la jeune femme, découvrant le contenu du coffre en même temps que les autres. Il était dévasté, rien qu’à l’idée qu’elle puisse lui en vouloir. En toute logique, elle n’avait pas plus de raisons de lui en vouloir que ce qu’elle avait déjà vu auparavant, mais il ne pouvait s’empêcher de toujours imaginer le pire des scénarios, surtout quand ça la concernait.
Quand elle vit tous les yeux braqués vers elle, elle secoua frénétiquement la tête, en silence, affirmant ainsi que non, il n’y avait pas de problème. Aucun problème… Mais Chris fut incapable de déchiffrer le regard presque imperceptible qu’elle lui lança. A vrai dire, son attention fut attirée par des mouvements étranges derrière elle, là où l’autre homme était resté avec sa mallette. Celui-ci venait de dissimuler une arme à l’intérieur de sa veste, ce qui ne présageait rien de bon pour le reste de la transaction. Loin de vouloir déclencher une panique générale, il garda son calme, mais échangea cependant un regard entendu à Florent.

«Aucun problème. Tu leur prépares ça Kenickie ? »

Avec une désinvolture toute feinte, il lui lança les clés de sa mustang. Puis, quand il se fut assuré que Florent avait compris le message glissé dans son nom de code, il suivit l’homme jusqu’à sa propre voiture, où l’autre homme ouvrirait la mallette sous ses yeux. Il mit un temps plus qu’exagéré à vérifier l’authenticité des billets qu’on lui présentait, tout en constatant du coin de l’œil que Florent avait réussi à mettre Béatrice dans la voiture. Finalement, il n’était pas si incapable que ça… Avec de la chance, il s’occuperait bien de sa chère et tendre, après que… Après ce soir-là.

« C’est parfait. »
« Absolument. »

Il releva la tête. Et il fit face à un revolver comme il n’en avait jamais vu. Sans doute un modèle américain, bien mieux que tout ce qu’il avait eu l’occasion de tenir entre ses mains… Malgré son impassibilité, il ne put se mentir à lui-même : il avait peur. Comment ne pas avoir peur alors qu’il avait la mort devant les yeux ? Le seul réconfort qu’il pouvait espérer était que Béatrice survive. Mais pour ça, il faudrait que Florent conduise vite, très vite… Il aurait tellement voulu la serrer une dernière fois, juste pouvoir la toucher, ou même croiser son regard… Il aurait donné n’importe quoi. Absolument n’importe quoi.

Le coup de feu partit. Au même moment, un crissement de roues strident déchira la nuit, alors que Florent enfonçait l’accélérateur de la mustang. La sienne. C’était son cadeau, l’ultime cadeau que Chris lui ferait… Du moins, dans cette vie-là. Dans une autre vie, peut-être, il serait plus généreux… et meilleur mari pour Béatrice. Ou Bonnie. Ou peu importe le prénom qu‘elle aurait…


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Andrea Maestriani

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MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Ven 28 Oct - 2:19


sometimes, i pretend to be normal.



Le bruit de la douche recouvrait celui de la pluie dehors, qui tombait à verse depuis plusieurs heures déjà. Il fallait une sacré dose de courage pour oser s'aventurer dehors par un temps pareil, et ce courage, Andrea ne l'avait pas eu. Résultat : Il n'était pas sorti de la journée. Mais il n'en avait eu nul besoin de toute façon. Tout ce qu'on attendait de lui, c'était qu'il reste là, à attendre... Avec une connexion wifi haut débit incluse dans le prix de la chambre, c'était comme demander à un poisson de rester nager dans son bocal. Naturellement, il avait laissé son attirail sur la table de chevet, ce incluant son mini-ordinateur, un téléphone portable sur écoute, et une arme à feu non chargée. Tout ce qu'on lui avait autorisé à garder, en somme. Le lit était défait ; les rideaux tirés... Et le reste de la chambre était resté intact, à croire qu'il n'avait même pas voulu y laisser une empreinte. S'il avait de quoi se méfier ? Oh, vous n'imaginez même pas à quel point...
Les gouttes d'eau brûlante roulaient sur sa peau, redessinant au passage chacun de ses muscles. Il n'aimait pas être dérangé sous la douche, et tenait fermement à ne pas l'être, raison pour laquelle il la prenait toujours à des heures improbables du jour – ou de la nuit, en l'occurrence. Et à chaque fois, il effectuait le même rituel, comme si un seul manquement à celui-ci pouvait faire basculer l'ensemble de son équilibre intérieur. Il fermait les yeux, et laissait l'eau couler, pendant quelques minutes, voire même plusieurs heures. C'était le seul moment de la journée où il se sentait maître de son destin, la clé de voûte de toute une existence dédiée à détruire celles des autres.

Finalement, il sortit de la cabine tout en se massant l'épaule, et prit une serviette qu'il se noua à la taille, machinalement. Il en prit une deuxième, destinée à lui sécher les cheveux, puis ouvrit la porte afin de rejoindre la chambre, où lui attendait le canon d'un revolver.

« J'ai failli attendre, Dom Juan. Tu es seul ? »

D'instinct, il avait lâché la serviette et mis les mains en évidence. Mais le sourire en coin qui apparut sur ses lèvres témoigna de l'assurance qu'il avait déjà récupérée... A moins que ça ne soit le regard bleu de son interlocutrice, qui s'était attardé quelques secondes sur son torse nu et encore humide, avant de se perdre quelque part derrière lui.

« Je l'étais oui... Jusqu'à maintenant. Vous pouvez ranger ça ? »
« Habillez-vous, je vous emmène faire un tour. »

La jeune femme, visiblement perturbée par son moment d'égarement, avait purement et simplement détourné le regard, n'osant même plus croiser le sien. De son côté, Andrea fut soulagé de pouvoir disposer à nouveau de ses mains, rattrapant de justesse la serviette qui se détachait de sa taille. Il attendit qu'elle ait refermé la porte après avoir rejoint le couloir de l'hôtel, puis envisagea enfin d'obéir.

Quelques minutes plus tard, il sortait de la chambre, vêtu cette fois d'un long manteau noir dont il arrangeait le col, tout en posant furtivement, et avec regret, un regard sur le colt 45 qu'il avait laissé à sa place. De toute façon, il n'était même pas envisageable que la charmante créature qui venait de l'arracher à sa chambre lui permette de l'avoir sur lui, même déchargé. Comme pour s'en convaincre, il croisa son regard, dans lequel il put lire un mécontentement certain, dû à il ne savait quoi. Elle semblait pourtant déterminée à garder le silence, ce qu'il n'approuvait pas particulièrement compte tenu de la situation.

« On va où ? »
« Vous le saurez en temps voulu. »

Elle lui emboîta le pas sans se retourner, marchant d'un pas bien trop rapide pour être considéré comme normal. S'il la suivit sans broncher, il n'en demeurait pas moins curieux de découvrir la raison de sa visite. Après tout, ça ne faisait que deux semaines qu'elle l'avait laissé dans cette chambre, avec pour seule consigne de ne la quitter sous aucun prétexte... Cette sortie lui faisait l'effet d'une bouffée d'air frais, mais il n'en laissa rien paraître, concentré sur la démarche soutenue de la femme qui le précédait dans le couloir. Sans un mot, ils rejoignirent le hall de l'hôtel, presque désert à cette heure avancée de la nuit. La jeune femme hésita quelques secondes, puis se dirigea vers la sortie, vérifiant régulièrement que son escorte la suivait toujours. A vrai dire, il aurait pu s'enfuir – il en avait largement les moyens – mais l'adrénaline que lui procuraient les récents évènements le poussait à obéir sagement aux ordres qu'on lui dictait, pour le moment. La jeune femme prit le volant d'une berline gris metallisé, tout en lui indiquant le siège passager d'un signe de tête. Evidemment, il ne se fit pas prier et embarqua à bord de l'engin, non sans une certaine lueur d'excitation dans les yeux. Après l'informatique, les voitures étaient son deuxième péché mignon ; force était de constater que sa mission s'avérait de plus en plus agréable.

« Tenez, concentrez-vous là-dessus plutôt que sur ma voiture. »

Sans attendre de réponse de sa part, elle lui flanqua un dossier dans les mains, et mit le contact. Alors qu'elle s'engageait sur l'avenue qui longeait l'hôtel, il se mit à feuilleter les pages, découvrant avec surprise qu'elles contenaient l'intégralité de sa propre vie. De son extrait de naissance à ses bulletins scolaires de lycée. A quoi tout ça pouvait bien leur servir... ?

« Vous avez fait vos devoirs... Et vous savez tout de moi. Je ne peux pas en dire autant, vous ne m'avez même pas dit votre nom... »
« Ce que je ne sais pas, c'est si vous êtes digne de confiance, et c'est tout ce qui m'intéresse. »

Notant qu'elle avait admirablement ignoré sa question, il encaissa le coup mais afficha une légère moue.

« Tant pis pour le nom... Pour la confiance, le fait que vous déteniez l'intégralité de ma vie dans ce dossier devrait parler pour moi. Je n'ai pas d'autre choix que de vous obéir, me semble-t-il. »
« Il en est de même pour moi. Je ne vous ferais même pas confiance s'il s'agissait de vous confier mon poisson rouge, mais je n'ai pas d'autre choix que de vous informer de votre mission. »
« Oh ! Vous avez un poisson rouge ? »
« Non. »

Il l'observa un instant, puis détourna le regard en souriant. Il n'avait pas la moindre chance de faire amende honorable auprès d'une femme qui semblait tenir ce qu'elle avait lu dans son dossier pour acquis. Oui, il avait fait quelques  bêtises . Et oui, il n'était pas exactement l'archétype de l'homme honnête et honorable. Mais ça n'avait rien de dramatique. Du moins, à son humble avis...
Elle s'arrêta sur un terrain vague éclairé par un simple lampadaire, et coupa le moteur.

« Andrea Raffaele Maestriani, 27 ans, né à Rome le 17 Mai 1984. Votre parcours scolaire est irréprochable, vous avez étudié à l'Ecole Polytechnique de Milan et êtes diplômé entre autres du M.I.T. Vous pratiquez la boxe thaïlandaise, et... vous êtes célibataire. Est-ce exact ? »

Il resta sans voix, acquiescant lentement tout en observant la jeune femme. Partagé entre l'admiration et la crainte, il n'admettait pas qu'elle ait retenu tous ces détails à son sujet... Quoique le questionnement sur son éventuel célibat semblait venir d'un intérêt plus personnel, mais ça n'était peut-être que le produit de son imagination.

« Sous le pseudonyme de 'Lazzaro', vous êtes à l'origine de plusieurs attaques informatiques contre des entreprises privées de 2000 à 2005, vous avez également participé à l'élaboration d'un virus informatique du nom de Fantasia. Plus récemment, vous avez été responsable d'une panne informatique ayant sévi sur toute la moitié nord de l'Europe. Vous avez été appréhendé il y a deux mois pour espionnage industriel, et vous êtes soupçonné d'être un agent infiltré de la république de Chine. Est-ce toujours exact ? »
« Je vous ai déjà répété des dizaines de fois que c'était n'importe quoi. La Chine !? Sérieusement ? »

A nouveau, elle ignora superbement sa question, et s'empara d'un autre dossier rangé dans la boîte à gants. La règle semblait établie : Elle posait les questions, et il répondait. Et autant dire que si elle n'avait pas eu ce charme certain qui opérait indubitablement, il ne se serait pas laissé faire aussi facilement. En silence, elle feuilleta le dossier jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait, puis le lui posa sur les genoux, à l'instar du précédent.

« Voilà votre homme. »
« P... Pardon ? »

Il observa la photo sous tous les angles, mettant à profit le lampadaire qui leur servait d'éclairage, mais rien à faire, il ne l'avait jamais vu. Qu'était-il censé en faire exactement ?

« Tullio Russetti, un maillon d'un des plus gros réseaux de trafic de la ville. Il doit ramener un génie de l'informatique à son boss. Et ce génie c'est vous. »

Il resta silencieux, alors que défilaient devant ses yeux documents et photographies, un dossier encore plus complet que ce qu'ils avaient réuni sur lui. Il ne savait pas dans quoi ils l'embarquaient, mais de toute évidence, c'était une affaire de la plus haute importance... et dangereuse à souhait.

« Je suis censé faire quoi ? Le rencontrer ? Et après... »
« Vous avez rendez-vous demain. Inutile de retenir tout le dossier, vous êtes censé ignorer tout de leur business, du moins pour votre premier job. Ils veulent voir ce que vous valez avant de vous intégrer, et c'est précisément ce que nous attendons de vous : Gagner leur confiance. »
« Et vous êtes... ? »
« Moi, juste un contact de Tullio. Ne m'appelez pas, sauf en cas d'urgence. Pour le reste, c'est moi qui vous trouverai. »

Il assimilait les informations, tout en tournant les pages, observant chaque mot-clé, chaque photographie, chaque visage, jusqu'à ce que...

« Qui est-ce ? »

Elle jeta un œil à la photo qu'il lui montrait, et hésita un instant avant de répondre de façon tout à fait évasive.

« Une gamine qui bosse pour eux, elle n'a aucune importance. »

Il n'avait même pas relevé les yeux, comme envoûté par ce visage, ce regard, cette chevelure rousse... Ce n'était pas la première fois qu'il la voyait, mais il était incapable de dire où il l'avait vue auparavant. Pourtant, il aurait juré la connaître, ou l'avoir connue du moins...

« Ma couverture dépend de vous. Si vous vous égarez ne serait-ce qu'une seconde, je vous jure que je m'occuperais personnellement de signer votre interdiction d'approcher un seul matériel informatique de toute votre vie, même si c'est la dernière chose que je dois faire. »

A ces mots, elle lui arracha la photo des mains et la remit dans le dossier, qu'elle rangea aussitôt. Il en eut le souffle coupé, mais ne protesta pas. Elle avait raison : La moindre erreur de sa part leur serait fatale à tous les deux. Il reprit donc contenance, et se redressa sur son siège alors qu'elle remettait le contact.

« Je vous ramène à l'hôtel. Prenez l'enveloppe qui se trouve sous votre siège. »

Il obéit, et en examinant le contenu. Parmi une liasse de documents d'apparence officielle, il trouva son passeport, son permis de conduire et son téléphone portable, qu'on lui avait confisqués au moment de son arrestation. Il vit aussi une carte grise à son nom, pour un modèle semblable au bolide dans lequel il était assis. C'était trop beau pour être vrai... Mais c'était surtout un cadeau qu'il était incapable de refuser.

« Vous êtes plus généreux que je le pensais dans la police... Plus riches aussi. C'est ma prime de risque ? »
« C'est un gage de gratitude de votre ancien employeur. Vous avez vraiment cru que cette voiture était la mienne ? »

Il rigola à sa remarque, se rendant compte du ridicule de la situation. Depuis le début, c'était SA voiture qu'elle conduisait. Sa voiture, offerte par un employeur qui ne pouvait pas se permettre de le garder, ni même qu'il fasse des vagues parce qu'il était viré. Ca n'aurait pas été bon pour les affaires...

« J'y ai cru, jusqu'à ce que vous vous absteniez de passer la sixième sur un boulevard dégagé. Vous n'avez que cinq vitesses sur votre propre voiture, n'est-ce pas ? »
« Je n'ai pas de voiture. D'autres questions ? »
« Je vois... Je n'ai toujours pas votre prénom. »

Elle soupira, sans cacher son exaspération. Pourtant, un sourire apparut au coin de ses lèvres, signe qu'elle avait peut-être fini par se détendre... Elle garda cependant le silence, jusqu'à ce que le véhicule soit immobilisé en bas de l'hôtel.

« Je vous laisse ici. Tout ce dont vous avez besoin est dans cette enveloppe. Pour le reste, vous êtes assez grand pour vous débrouiller ? »

Question rhétorique s'il en était, elle n'attendit même pas de voir s'il répondait avant de récupérer les dossiers de la boîte à gants et d'ouvrir sa portière. Il l'imita, en prenant soin de récupérer l'enveloppe... et les clés de la voiture.

« Je m'en sortirai... Vous rentrez à pied ? »

Elle était déjà à quelques mètres quand elle se retourna, arborant cette fois un franc sourire.

« Je m'en sortirai... Oh ! Nicole, c'est sous cette identité qu'ils me connaissent, c'est la seule que tu dois retenir. »

Il sourit largement, l'observant s'éloigner en silence. Elle n'était plus visible quand il se décida à regagner sa chambre, où il passa encore deux bonnes heures à découvrir les pièces du puzzle qu'il devait réassembler pour le lendemain. Tout était indiqué ; le lieu et l'heure du rendez-vous, mais aussi l'histoire qu'il allait devoir raconter et qui justifiait sa présence et sa disponibilité à Vérone. Ca semblait facile, à première vue... Mais ce soir-là, le rêve qu'il fit le ramena à ce moment d'égarement qu'il avait eu un peu plus tôt. Ce visage, cette chevelure dorée ondulant autour, ces yeux perçants... Qui était-elle ?


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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Ven 28 Oct - 9:22

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche, si tu as besoin de renseignements sur Vérone, n'hésite pas a contacter un membre du staff !







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MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Ven 28 Oct - 16:14

Bienvenue Very Happy
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Rachele d'Aquino
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MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Lun 31 Oct - 20:17

Bienvenue ! (code validé au passage)


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I want to be dependable, I want to be courageous and good. I want to be faithful so that I can be heroic and true. I want to be a friend you can rely on you can lean on and trust. I want to understand so I can forgive and be willing to love.
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Andrea Maestriani

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■ Logement : Une chambre d'hôtel...
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■ Job: Génie Informatique... ou Hacker, au choix.
■ Sono : un coeur à prendre

MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Mer 2 Nov - 21:06

Huh... Ah oui, j'ai eu un bug interne

Merciiii à vous trois, et je n'hésiterai pas Thybalt, pas de souci ^^
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Andrea Maestriani

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MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Dim 4 Déc - 13:12

Bien. Pour commencer, je vous remercie de votre patience, j'ai un peu de mal en ce moment, c'est gentil à vous d'avoir gardé ma fiche ♥

Et donc, je vous annonce avec plaisir que j'ai (enfin) terminé ! J'espère que ça vous conviendra =)
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Thybalt A. Andreotti
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MessageSujet: Re: Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro   Dim 4 Déc - 17:23

De rien ! Je suis fan de ta fiche, je te valide donc. A toi maintenant de recenser ton avatar, de t'occuper de créer des liens, de demander ton téléphone, ta maison etc ! ENJOY Wink







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Andrea Raffaele Maestriani ϟ Lazzaro

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